DJI dévoilait ce lundi 27 février 2017 deux nouveaux drones professionnels civils : le MG-1S au Sima à Paris, et le M 200 au salon mondial du mobile de Barcelone. Le premier est une amélioration du MG1 lancé en 2015. C’est un drone pulvérisateur emportant 10 litres de bouillie et pouvant traiter 1 ha en 10 minutes.

Une évolution du MG1

Pensé pour les applications ponctuelles et de précision, il ne peut être utilisé dans l’Hexagone car l’épandage de produits phytosanitaires est devenu interdit. Mais DJI place cette offre car cette réglementation pourrait évoluer. Et d’autres pays autorisent cette pratique, notamment en Asie. DJI aurait ainsi déjà vendu des centaines d’unités de MG1 en Chine, au Japon et en Corée du Sud.

Avec le MG 1S, l’évolution porte surtout sur le processeur, la stabilité en vol et la répartition des pompes. Trois radars sont disposés au lieu d’un seul auparavant. La pulvérisation peut ainsi varier en fonction de la vitesse de l’appareil. Elle utilisera deux ou quatre buses. Les huit bras de l’octoptère bénéficient d’un système de refroidissement.

Un modèle pour l’imagerie aérienne

Le Matrice 200 est lui plus imposant que son prédécesseur dans la gamme. Il se destine à l’imagerie aérienne avec un grand nombre d’applications, dont l’agricole. Doté d’une structure repliable et d’une autonomie de 35 minutes, l’appareil peut embarquer une caméra non plus en bas mais sur le haut du drone, pour des applications plus industrielles.

Le M200 emporte un récepteur ADS-B l’informant du trafic aérien environnant. Il intègre aussi le logiciel FightHub pour partager par l’intermédiaire d’un cloud des informations en temps réel. Avec ces lancements, DJI confirme sa volonté d’investir les activités professionnelles dont celles du secteur agricole.

La firme de Shenzhen possède une branche agricole dénommée Agras dont plusieurs ingénieurs ont fait le déplacement à Paris. Sur les 8 000 salariés du constructeur, 2 500 travaillent sur la R & D, pour le loisir comme pour le professionnel. Pour cette dernière activité, outre la R & D, DJI cherche à s’appuyer sur des leviers locaux pour développer l’exploitation des données, voire développera lui-même ces services. Pour l’heure, le droniste chinois s’associe au Sima avec l’entreprise Studio Sport.

Vincent Gobert