« Le drone a offert une retraite prématurée à mon border collie », plaisante volontiers Brett Sanders. Installé à Alexandra, dans le sud montagneux de la Nouvelle-Zélande, il élève 2 000 brebis mérinos sur une exploitation de 12 000 hectares. « La surveillance et le rassemblement du troupeau ont toujours été des activités très physiques sur cette exploitation. Mon grand-père et mon père l’effectuaient à cheval. J’ai opté pour la moto trial avec mon chien de troupeau couché sur le réservoir, explique Brett. Mais certains endroits sont trop escarpés pour la moto et il fallait terminer à pied. Il était temps de trouver une autre solution. »

© Brett Sanders

Le drone pousse les brebis

Passionné de drone, Brett Sanders a l’idée d‘en utiliser un pour surveiller les troupeaux et repérer les brebis égarées. « Je me suis alors rendu compte que les brebis étaient perturbées par la présence du drone et qu’elles avaient tendance à le fuir. Depuis, j’utilise le drone pour pousser les animaux isolés vers le reste du troupeau et pour déplacer le troupeau vers les paddocks au moment des regroupements », se félicite Brett. La moto sert toujours à se rendre sur un point haut, proche de la zone de pâturage. Il fait alors décoller son drone DJI dont il pilote la caméra avec son iPad.

« Je commande le drone et son action sur le troupeau comme je commandais auparavant mon chien, complète Brett. Mais je suis tranquillement assis sur un rocher et je peux couvrir une grande surface en une heure. » Le border collie continue à l’accompagner dans ses expéditions, au cas où une brebis récalcitrante serait insensible au drone. « Mais la plupart du temps, il fait la sieste », s’amuse-t-il. Prochaine étape pour Brett, l’acquisition d’un nouveau drone pour se lancer dans la surveillance de l’état de ses cultures.

Corinne Le Gall