Déjà pionnier pour la robotique, l’élevage dame encore une fois le pion aux grandes cultures en devenant précurseur dans le domaine des engins électriques. Plus que la réduction de la facture de carburant, l’objectif affiché par les constructeurs est de diminuer les émissions polluantes et le bruit dans les bâtiments.
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Déjà pionnier pour la robotique, l’élevage dame encore une fois le pion aux grandes cultures en devenant précurseur dans le domaine des engins électriques. Plus que la réduction de la facture de carburant, l’objectif affiché par les constructeurs est de diminuer les émissions polluantes et le bruit dans les bâtiments.

Le secteur de la manutention est le plus avancé dans ce domaine. Quatre ans après le prototype hybride de Merlo, c’est son compatriote Faresin qui se lance dans la bataille avec un chargeur télescopique entièrement électrique, dévoilé à l’Eima. De son côté, Manitou a noué un partenariat avec Deutz AG pour proposer des véhicules hybrides ou totalement électriques.

Des valets sur batteries

Les valets de ferme et les chargeuses articulées ne sont pas en reste. Weidemann, qui est présent sur ce marché depuis plusieurs années avec l’eHoftrac, est rejoint par la plupart de ses concurrents. Schäffer a profité d’Eurotier pour faire la promotion de l’e23, son chargeur articulé équipé de batteries lithium-ion. L’engin se recharge en 30 minutes et peut rouler à 20 km/h. De son côté, Avant propose deux valets de ferme, les e5 et e6. Le premier est équipé d’une batterie au plomb de 11,5 kW, tandis que le second bénéficie de la technologie lithium-ion et de 14,5 kW.

Mélangeusesautomotrices

Du côté des mélangeuses, Siloking frappe fort avec une automotrice 100 % électrique. Baptisée eTruck, cette machine se décline en trois modèles de 8, 10, et 14 m³. L’entraînement électrique alimente aussi bien les roues pour la circulation que la rotation des vis pour le mélange. Selon Siloking, 15 kW sont utilisés pour les roues et 18 kW pour les vis avec des vitesses de rotation de 17, 33 ou 50 tr/min.

Chez BVL, le choix s’est porté sur une solution hybride à destination des éleveurs qui ont monté un grand bâtiment pour les laitières, mais utilisent toujours l’ancienne stabulation pour loger les génisses et les vaches taries. La V-Mix Hybride est conçue pour distribuer la ration dans les deux types de bâtiments. Là où le couloir d’alimentation est assez large, la mélangeuse est animée de façon classique par la prise de force du tracteur et se déplace dans le bâtiment pour distribuer la ration. Lorsque l’espace n’est pas suffisant pour manœuvrer la machine, cette dernière passe en mode électrique. Grâce à un embrayage, elle fonctionne sans avoir à la dételer du tracteur, ni à débrancher la prise de force.

Une armoire électrique, qui fait également office de panneau de commande, est installée à l’entrée du couloir d’alimentation. Il suffit de raccorder la machine au câble électrique de l’armoire pour qu’elle effectue le mélange et procède à la distribution en autonomie. La ration est versée sur un tapis à bande qui la convoie sur toute la longueur de l’auge. Selon BVL, cette solution engendre un surcoût de 20 000 € à 30 000 €, en particulier en raison de l’embrayage de protection de la prise de force et du système d’entraînement électrique.

Corinne le gall