Après la pomme de terre, c’est au tour de la betterave d’être connectée. Développée par le sucrier français Tereos, cette technologie « permet d’affiner les réglages machine des arracheuses pour préserver la qualité de la récolte et ainsi la conservation ». Un enjeu de taille dans le cadre de l’allongement des campagnes rendu nécessaire pour améliorer la compétitivité des usines dans l’ère post-quotas.

La betterave connectée est déposée dans le champ, puis suit le trajet classique d’une betterave dans l’arracheuse en passant par les turbines jusqu’à la trémie et la mise en silo. « La fréquence et l’intensité des chocs sont enregistrées à chaque étape et sont restituées graphiquement en temps réel sur une tablette », détaille Tereos.

Pourcentage de betteraves blessées réduit de moitié

Le service agronomique du sucrier a démontré « qu’un réglage dit de conservation permet de réduire de moitié le pourcentage de betteraves blessées par rapport à un réglage classique. »

« Le travail que nous menons sur la betterave connectée, associé à celui de la pomme de terre connectée, nous permettra d’affiner encore davantage les conseils en arrachage destinés aux agriculteurs », explique Stéphane Decouvelaere, responsable des nouvelles technologies agricoles chez Tereos. Le groupe coopératif entend en faire un outil pédagogique pour accompagner les planteurs vers une meilleure conservation des betteraves.

Actuellement en expérimentation, la betterave connectée devrait à terme équiper les zones betteravières des neuf sucreries de Tereos en France.

Isabelle Escoffier