«Voler plus haut et plus vite avec un drone à ailes fixes est une prestation que nous développons pour les agriculteurs. Nous voulons leur apporter une solution et un tarif cohérents », explique Gilles Gallinet, de la société Terranodrone. Cette entreprise, basée à Dampierre-sur-Linotte, en Haute-Saône, est spécialisée dans la cartographie de haute précision pour les domaines du BTP, voies ferré...
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«Voler plus haut et plus vite avec un drone à ailes fixes est une prestation que nous développons pour les agriculteurs. Nous voulons leur apporter une solution et un tarif cohérents », explique Gilles Gallinet, de la société Terranodrone. Cette entreprise, basée à Dampierre-sur-Linotte, en Haute-Saône, est spécialisée dans la cartographie de haute précision pour les domaines du BTP, voies ferrées, agriculture et environnement. Jusqu’à présent, ses clients en agriculture sont principalement des semenciers et des instituts de recherche réalisant des expérimentations.

« Nous sommes deux associés, Philippe Bréda, géomètre, et moi-même, géologue de formation, précise Gilles, passionné de modélisme et d’aéronautique. Nous fabriquons nous-mêmes nos aéronefs, qu’ils soient à ailes fixes ou à multirotor. »

Drones faits maison

Les agriculteurs ont besoin de cartographies pour les modulations de doses ou de semis. « Nous souhaitons mettre à profit notre expérience et leur proposer une solution adéquate », affirment les associés. En agriculture, ils s’appuient sur l’aide de Rémi Ducreux, agronome. Pour les cartographies, deux paramètres sont à prendre en compte : la précision et la résolution. La précision de la cartographie d’une parcelle de blé n’est pas aussi pointue que celle relevée pour le positionnement d’un ouvrage en génie civil. « Pour les semenciers, elle est de l’ordre de 2 à 5 cm, expliquent-ils. Pour les céréaliers, nous pouvons descendre de 10 cm à 1 mètre. La résolution est également moins poussée. Nous serons plus proches de 10 cm à 50 cm par pixel, contre 0,5 à 2 cm/pixel en semences. »

Afin de diminuer la résolution, le pilote paramètre son drone avec un vol à une hauteur plus importante, de 50 à 100 mètres. Le champ de vision est ainsi élargi et une plus grande surface est relevée en un passage. « Nous prenons nos clichés avec un appareil photo traditionnel, calibré pour la photogrammétrie avec un spectre vert, rouge et bleu (RGB) », précisent-ils. Pour la cartographie de parcelles en présence de culture, la société ajoute un capteur proche infrarouge (PIR, ou NIR en anglais).

Des cartes compatibles

Une fois le vol terminé, les photos sont transférées à un logiciel spécifique. Elles sont traitées par photogrammétrie et par des systèmes d’information géographiques. Le drone étant muni d’un GPS, les points de chaque photo sont ainsi géoréférencés. Cette technique permet de fournir une carte globale de la parcelle avec toutes les photos assemblées. « Nous travaillons en deux et en trois dimensions, explique Gilles Gallinet. Grâce à la technique de l’orthophoto, nous recalons les données ‘x, y et z’en vue de dessus, afin de supprimer les dévers et déformations ». La 3D est nécessaire pour mieux valoriser le suivi des cultures. « Actuellement nous collaborons avec les constructeurs en agroéquipements, afin de fournir des cartographies compatibles avec les terminaux des tracteurs, ajoute-t-il. L’agriculteur bénéficiera ainsi d’un outil complet d’aide à la décision, avec un tarif intéressant. Il pourra mieux gérer ses modulations de semis et d’apports sur ses parcelles. »

Henri Etignard