Sur les aides européennes, « nous ne sommes pas entrés dans le détail, l’ordre du jour portait avant tout sur les États-généraux de l’alimentation », a expliqué Jean Mouzat, le président du Modef.

Le chef de l’État a cependant indiqué « vouloir solder les problèmes de la Pac et être conscient que les arbitrages faits par Stéphane Travert demandent un effort à tous les agriculteurs », a commenté Samuel Vandaele, secrétaire général de JA.

Emmanuel Macron s’exprimera début octobre sur la future Pac. « Il souhaite co-construire une ligne directrice sur la Pac 2020, à la suite des États-généraux de l’alimentation », a-t-il poursuivi.

Le bio financé par le ministère de la Transition écologique

Le Président « a reconnu que les arbitrages du ministre de l’Agriculture ne couvriraient pas toutes les aides, notamment l’aide au maintien en bio, a rapporté Laurent Pinatel de la Confédération paysanne. Mais il estime qu’avec les États généraux, et une meilleure répartition de la valeur, et une partie du plan d’investissement, l’aide sera compensée. Ça reste donc très flou. »

La Coordination rurale a suggéré de son côté un recours au budget du ministère de la Transition écologique pour financer l’agriculture biologique : « le président nous a dit que c’était une bonne idée », a rapporté Bernard Lannes, de la Coordination rurale.

Le chef de l’État a enfin fait part aux syndicats de son intérêt pour les aides contracycliques combinées à des systèmes assurantiels.