La plupart des semences sont incapables de germer au-delà de 10 cm de profondeur. Un labour permet d’enfouir jusqu’à 90 % des graines présentes en surface. Une fois enterrées profondément, les adventices, notamment les graminées, ne peuvent plus lever et disparaissent progressivement.

S’il est appliqué tous les 3 à 4 ans, le labour permet de détruire les semences des adventices qui ont un fort taux annuel de décroissance, ce qui est le cas de la plupart des graminées à problème comme le ray-grass, le vulpin ou le brome. Il permet par ailleurs à l’agriculteur de lutter conjointement contre les maladies, à l’image de la septoriose du blé ou de la fusariose. Conseil * : sur ce schéma, une partie du sol superficiel reste en surface. Pour pallier cela, l’utilisation d’une charrue en rosette permet d’enfouir les dernières parties vertes.

Afin d’optimiser le temps de travail, de réduire les charges de mécanisation, de maximiser le revenu… le labour a été remplacé par des techniques simplifiées.

Les successions culturales sont devenues de plus en plus courtes, comportant davantage de cultures d’hiver, et les dates de semis n’ont cessé d’avancer. Ces systèmes de culture simplifiée contribuent à augmenter les problématiques de flore, notamment par la présence accrue des graminées d’automne (vulpin, ray-grass).

Source : A. Rodriguez, ACTA

Une efficacité visible : les résultats de la plateforme Herbinnov sur une rotation de 5 ans

En passant de 0 à 1 labour, la densité de ray-grass est diminuée de 56 %. Un second labour permet de la faire baisser à nouveau de 15 %.

Plus d’infos : www.bayer-agri.fr/articles/4750/le-labour-une-technique-toujours-dactualite.

Bayer