Le faux-semis consiste à travailler les premiers centimètres (5 maximum), à la façon de la préparation d’un lit de semences sur sol frais, humide et rappuyé, durant la période de germination des adventices (optimum : fin août – début septembre). Les plantules qui vont émerger seront ensuite détruites chimiquement ou mécaniquement, avant l’implantation de la culture.

Il ne faut pas confondre le faux-semis avec le déstockage (réalisé en déchaumant) qui est un travail plus profond permettant d’enfouir les chaumes et de détruire les repousses estivales sans pour autant favoriser les levées d’adventices.

En situation difficile, il faut un programme et des leviers agronomiques : cette année un labour + décalage de semis, ça a très bien marché à 90 %. Il faut combiner les deux, ne pas se passer des phytos car l’efficacité est au rendez-vous.

Très efficace sur les adventices à levée automnale

Le faux-semis est très efficace pour les adventices d’automne comme le vulpin et dans une moindre mesure le ray-grass (sur la plateforme Herbinnov en 2016, c’est -10 % de ray-grass). Le faux-semis sera cependant fortement dépendant des conditions climatiques, son efficacité pourra être maximisée en réalisant 2 à 3 faux-semis, si la date de semis et les conditions le permettent.

Pour une efficacité maximale sur les parcelles difficiles, on pourra décaler la date de semis de 2 à 3 semaines afin de bénéficier de plus de temps pour réaliser un faux-semis supplémentaire, en diminuant la pression adventices par le décalage de la date de semis.

Plus d’infos : www.bayer-agri.fr/articles/4751/le-faux-semis-un-moyen-de-lutte-efficace-avant-le-semis.

Bayer