« Le désherbage devient de plus en plus complexe, a relevé Gabriel Carn, Chef marché herbicides céréales chez Bayer. La réglementation se durcit et impose constamment de nouvelles restrictions. Les résistances aux herbicides progressent. » Pourtant, les solutions existent. « De nombreux leviers permettent de maintenir le capital de production. Mais la solution unique n’existe pas. Une co-construction est à privilégier pour trouver, pour chaque parcelle, les combinaisons à mettre en œuvre », a-t-il souligné.

Raison pour laquelle Bayer développe les moyens de multiplier les échanges entre les différents acteurs intervenant sur le désherbage. C’est dans ce contexte que la plateforme d’essais pluriannuels de Coutevroult (77), opérationnelle depuis 15 ans, laissera l’an prochain la place à 5 plateformes régionales (Nord, Est, Sud/Sud-Ouest, Ouest et Centre).

Retour sur la 15e édition d’Herbinnov le 31 mai 2018 à Marne-la-Vallée.

Objectifs : faire le point sur les problématiques relatives au désherbage des grandes cultures et les solutions à mettre en place pour pérenniser la rentabilité des exploitations.

L’agronomie revient en force

Pascal Boulin, responsable technique betterave et oléo-protéagineux chez Bayer, a rappelé que la rotation constitue le principal levier agronomique pour gérer la résistance. « L’introduction d’une culture de printemps dans la rotation, en prévention ou en résistance déclarée, offre la possibilité de casser le cycle des adventices d’automne et d’introduire une diversité florale plus facile à gérer, a-t-il souligné. La culture de printemps permet également de donner accès à de nouveaux modes d’action herbicide et d’utiliser des leviers agronomiques complémentaires comme le binage, le buttage, le labour. »

Pascal Boulin, responsable technique betterave oléo-protéagineux Bayer.

Limiter le risque environnemental

Céline Ballesteros, ingénieur environnement Bayer, est quant à elle revenue sur les enjeux de la qualité des eaux : « Les herbicides font l’objet d’une focalisation de la part de la réglementation et de la société. » Selon l’experte, les restrictions d’utilisation des produits, qui ne cessent de s’accumuler, ne sont pas toujours adaptées. « Nous travaillons à améliorer les connaissances relatives aux risques de transfert des herbicides vers le milieu aquatique pour trouver les solutions les plus pertinentes », a affirmé Céline Ballesteros. Ces risques de transfert peuvent être minimisés par une gestion du sol, des pratiques culturales et des aménagements parcellaires appropriés : « Des adaptations indispensables. »

Céline Ballesteros, ingénieur environnement Bayer.

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