Carl CHEMINAL est agriculteur en GAEC avec son épouse sur les coteaux du Forez dans la Loire. Le couple est à la tête d’un élevage de 100 vaches laitières et 175 hectares, le tout conduit en agriculture biologique.

Carl s’est installé en janvier 2008 quelques mois avant le départ en retraite de son père. Il a poursuivi l’exploitation avec sa mère dans le cadre d’un GAEC. Son épouse Amandine est venue le rejoindre sur l’élevage au départ en retraite de sa mère en 2013. À l’époque l’exploitation avait une surface de 95 ha et 55 vaches. C’est tout récemment, en janvier 2018, que l’exploitation s’est agrandie avec la reprise de 80 ha en location et des bâtiments d’un élevage de bovins viande. Un séchage en grange est aussi en cours de construction.

Lors de son installation, Carl a emprunté pour acheter des parts sociales. Son épouse Amandine a racheté les parts sociales de sa mère. Le GAEC a fait un emprunt pour rembourser une partie du compte courant d’associé. À partir de la valeur vénale et la valeur économique de l’exploitation, ils ont défini une valeur de reprenabilité afin que les choses soient claires entre eux puisque Carl a trois sœurs. « Un montant qui reste toujours difficile à établir compte tenu de la volatilité des marchés agricoles, et d’autant plus dans un contexte familial afin que chacun s’y retrouve » reconnaît l’éleveur.

Pour faciliter la reprise, les parents ont gardé des comptes courants d’associés dans le GAEC. Il s’agit d’une dette que le GAEC a envers eux mais qui n’est pas exigible à court terme. « Cela nous donne de la souplesse pour faire un prêt le moment venu pour rembourser. Ce capital est rémunéré » indique Carl.

Qu’il s’agisse de son installation, de celle de son épouse et des différents investissements réalisés sur l’élevage, ils ont toujours trouvé les compétences financières nécessaires auprès de leur conseiller bancaire en place depuis plus de 20 ans sur l’agence locale. « À chaque fois, notre conseiller agricole a cerné notre stratégie et a mis en place le financement adapté en collaboration avec son responsable engagement. »

« Ce que j’apprécie c’est d’avoir un vrai partenariat » assure l’entrepreneur. Lorsqu’ils ont un projet, Carl et Amandine se présentent avec un dossier ficelé et un plan d’affaires. Il est vu dans sa globalité. « Nous n’avons jamais essuyé de refus de financement. Par contre nous avons eu des mises en garde en vue de décaler certains investissements d’un an afin de fluidifier le financement de certaines acquisitions et assurer un fonds de roulement. »

Une relation de confiance que l’éleveur décrit en trois mots : partenariat, proximité, liberté.

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