« Le produit phytosanitaire n’est pas l’unique porte d’entrée d’une stratégie globale de désherbage, explique Pierre-Yves Yème, Ingénieur Agriculture Durable chez Bayer. Il fait, bien sûr, encore partie du raisonnement, mais au même titre que l’agronomie ou l’usage de solutions alternatives. Pour faire évoluer notre offre et nos préconisations, nous devons garder cela en tête. Si nous ne nous posons pas les bonnes questions aujourd’hui, demain il pourrait être trop tard. Car les stratégies de demain se dessinent dès aujourd’hui… »

Anticiper et jouer collectif

Tout est donc question d’anticipation… et de partage. « L’échange d’expériences est primordial pour identifier les alternatives les plus pertinentes » poursuit-il. « Car une chose est sûre, le nombre de solutions phytosanitaires disponibles sur le marché devrait continuer de se réduire. Nous devons en tenir compte et proposer des alternatives. Les attentes sociétales vont également dans ce sens, sans oublier les exigences réglementaires et environnementales qui impliquent moins de passages, moins de doses à l’hectare ». Si le maïs reste, de par les surfaces implantées (près de 3 Mha), une culture stratégique pour l’agriculture française, il l’est aussi en matière d’environnement et notamment en matière de protection de la ressource en eau. Pour gagner en durabilité, les adaptations doivent être, collectives au niveau d’un territoire. D’où l’idée d’agir au niveau d’un bassin versant. « Depuis quatre ans, nous travaillons avec différents partenaires au sein du bassin versant du Doazit, dans les Landes » précise Pierre-Yves Yème. « 41 agriculteurs sont mobilisés sur près de 430 ha. L’objectif est de sensibiliser tous les acteurs, des agriculteurs aux fournisseurs d’eau potable, en passant par les chambres d’agriculture, Arvalis ou les Cuma. Tous sont impliqués pour identifier les pratiques et les aménagements parcellaires les mieux adaptés pour préserver la qualité de l’eau ».

Se poser les bonnes questions

Pour partager sa vision auprès du plus grand nombre, Bayer multiplie les interventions auprès des agriculteurs, met en place des expérimentations, poursuit son accompagnement des huit fermes de référence (1) et développe des opérations de communication. « L’idée est surtout d’échanger avec les différents acteurs sur les différentes pratiques » insiste Pierre-Yves Yème. « Comment continuer à désherber de façon durable ? Comment faire évoluer les outils de production ? Nous sommes là pour accompagner. Se projeter, c’est avant tout concilier différentes approches : technique, économique, environnementale, sociétale et réglementaire. Notre boîte à outils chimique étant de moins en moins étoffée, nous devons investir dans de nouvelles pistes pour répondre aux nouveaux enjeux. En matière de désherbage du maïs par exemple, associer chimie sur la ligne de semis et le travail du sol sur l’inter-rang donne de très bons résultats technico-économiques dans certaines situations ».

Faire évoluer les pratiques actuelles

Depuis le retrait de l’atrazine, sur maïs, la flore adventice s’est complexifiée avec des flores nouvelles dites émergentes (renouées mercuriales) qui compliquent les programmes de désherbage. De même, l’apparition de résistances, surtout sur graminées, impose d’alterner les modes d’action, d’allonger les rotations quand cela est possible… Autant de pratiques pour préserver la durée de vie des spécialités sur le marché, dans un contexte où aucun nouveau mode d’action n’est attendu à court terme. L’expertise Bayer c’est aussi cela : être capable d’apporter de l’information, du semis à la récolte, pour aider les agriculteurs à préparer l’avenir.

Bayer Adengo Xtra

(1) Réparties sur l’ensemble du territoire, le réseau des fermes de référence Bayer compte huit exploitations. Objectif : progresser et contribuer à l’évolution des pratiques agricoles.

Plus sur le dossier « Désherbage maïs » :