Introduire un nouvel herbicide dans ses programmes de désherbage, c’est avant tout opter pour de nouvelles matières actives, rechercher une performance accrue et alterner ainsi les modes d’action. Damien, agriculteur dans le Loir-et-Cher, cultive 170 de céréales avec une forte présence de ray-grass et de vulpin. « J’ai testé Fosburi dès son lancement et les résultats ont été tout de suite très satisfaisants, reconnaît-il. Difficiles à gérer jusque-là, ces adventices ont été bien contrôlées. Mais pour ne pas générer de résistance, je n’utilise pas que cette spécialité. L’introduction de nouvelles cultures dans la rotation me permet d’utiliser plusieurs spécialités et donc d’élargir le nombre de modes d’action. Fosburi peut s’utiliser dès le semis : une stratégie efficace et rentable économiquement. »

Limiter les ZNT

Le stade d’application précoce du Fosburi a également séduit Nicolas, à la tête de 175 ha de céréales et de légumes dans le Morbihan. « Dans mes rotations, la flore adventice est variée : fumeterre, pensée, gaillet mais aussi ray-grass. Le désherbage d’automne offre la possibilité d’intervenir sur des mauvaises herbes jeunes, sans trop “fatiguer” la céréale. L’application du Fosburi peut avoir lieu dès le stade 1 feuille. Autre atout de ce produit : son profil environnemental avec une ZNT (zones non traitées) de 5 m. Un avantage pour mon exploitation où de nombreuses parcelles sont bordées de cours d’eau. Si les conditions hygrométriques et de températures sont favorables à l’automne, l’efficacité du Fosburi est réellement très bonne. Les rattrapages en sortie d’hiver sont dès lors peu nombreux. »

Un désherbage précoce

Depuis la disparition de l’isoproturon, certains agriculteurs recherchaient de nouvelles matières actives à introduire dans leurs programmes de désherbage. Olivier, céréalier dans la Marne, était dans ce cas. « Le flufénacet renforcé de l’antigraminée diflufénicanil possède réellement un spectre très intéressant. Une application en post-semis sur un sol humide assure une bonne diffusion du produit jusqu’aux racines des adventices. L’efficacité du Fosburi est impressionnante. Opter pour un désherbage à l’automne offre également davantage de fenêtres climatiques propices. » S’il reconnaît que ce poste reste l’un des plus coûteux de l’itinéraire technique, pas question pour lui de trop diminuer l’enveloppe à l’automne, sous peine de voir le stock d’adventices grossir rapidement. « Si le produit est bien positionné, le coût du désherbage des céréales peut ne pas dépasser 50 €/ha. »

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