Les nouveautés du salon (1ère partie)
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  • C’est le lancement du Sima : le nouveau tractoriste Mancel a levé le voile sur une gamme de quatre tracteurs lors du salon. La gamme F5 allant du F5-110 au F5-145 comprend quatre puissances de 110 à 145 ch. Les deux plus petits modèles possèdent un empattement de 2m86 alors que les deux plus gros modèles embarquent un empattement de 2m96. Une seule transmission est proposée pour le moment. Il s’agit de la semi-powershift 4X4, construite depuis plusieurs années sur le site de Saint-Dizier, où est installée la marque. Elle comprend donc 4 rapports sous charge, avec une fonction automatique pour leur passage. Le changement des vitesses peut se faire en débrayant depuis un bouton sur le joystick. En option, la transmission intègre des vitesses rampantes. La motorisation est assurée par le bloc FPT 4,5l bien connu chez d’autres tractoristes. Parmi les options, les Mancel peuvent hériter d’un pont avant suspendu à bras indépendants Carraro. La cabine à 6 montants intègre un siège Grammer, et se dote en option d’une suspension. Le relevage arrière possède une capacité de 5,8 t, un relevage avant MX peut être installé avec une capacité de 2,8 ou 3,2 t. Pour agrémenter ce tracteur, il peut être équipé d’un chargeur Manip aux couleurs Mancel. Pour l’instant à l’état de prototypes, ces tracteurs sont prévus pour une commercialisation à partir de 2020. Ce nouvel acteur, qui réalise ses premières armes lors du Sima 2019, est bien sûr à la recherche d’un réseau pour commercialiser ses produits. D’autre part, il nous a confié que la gamme devrait s’étoffer par la suite avec des modèles plus petits et plus gros.

  • C’est l’une des attractions du Hall 7 au Sima : le porte-outils Unimog pourra désormais être conduit sans permis poids lourds grâce à une homologation Tracteur. Les quatre modèles de 175, 230 et 300 ch sont homologués dans la catégorie T1b réservée aux tracteurs rapides. Même si cet Unimog est capable de rouler à 89 km/h, la réglementation française impose à son chauffeur de ne pas dépasser 40 km/h sur la route. L’engin est équipé d’un moteur maison conforme à la norme antipollution Euro 6, comme les poids lourds. Il peut être équipé d’un relevage trois points et recevoir des outils sur sa plateforme.

  • Case IH a levé le voile sur une nouvelle gamme de tracteurs 4 cylindres : les Versum CVXDrive. L’offre se compose de quatre modèles, du Versum 100 au Versum 130, pour des plages de puissances maximales de 110 à 140 ch. Leur design est largement inspiré des Optum et Maxxum. Les Versum sont motorisés par le bloc FPT de 4,5l. Celui-ci est conforme à la norme de dépollution Stage V. Ces tracteurs sont équipés de base de la transmission à variation continue CVX. Ils arrivent ainsi en complément des Luxxum et des Maxxum. Ce sont également les plus petits tracteurs proposés par le constructeur avec ce type de transmission. Cette dernière est équipée de la fonction EcoDrive pour un régime moteur limité à 40 km/h. De plus, le Versum reçoit le stop actif qui permet d’immobiliser le tracteur sans appuyer sur les freins. La cabine à quatre montants adopte l’accoudoir multifonctions Multicontroller, bien connu sur les autres tracteurs CVX de la marque. Pour le côté technologique, ils intègrent l’isoBus de classe III ainsi que la gestion des manœuvres de bout de champ HMC II. À l’extérieur, l’éclairage est assuré en option par des phares à LED.

  • Massey Ferguson a profité du Sima pour compléter sa série 7700 et dévoiler le nouveau 7719S. Dans la gamme, ce tracteur se positionne comme le plus gros des modèles à petit châssis. Il développe 190 ch et sa puissance peut atteindre 220 ch avec le boost. Le 7719 S est uniquement disponible en version à variation continue Dyna-VT. Comme ce nouveau tracteur, le 7716 S et le 7718 S reçoivent un nouveau moteur conforme à la norme antipollution Stage 5. Pour ces deux modèles, ce changement de motorisation se traduit par une augmentation de la puissance de 5 ch, pour atteindre respectivement 165 et 180 ch. Le bloc Agco possède une cylindrée de 6,6 litres. Pour traiter les émissions polluantes, les tracteurs accueillent un catalyseur à suie, qui vient se superposer sur le catalyseur d’oxydation Doc et le SCR. Parmi les autres évolutions, on note que le pont arrière a été renforcé, ce qui permet de chausser des pneumatiques d’1,95 m. Lorsqu’ils sont équipés de la transmission semi-powershift Dyna-6, le 7716 S et le 7718 S bénéficient du régime super Eco qui porte le régime moteur à 1500 tr/min à 40 km/h. Côté gestion des fonctions du tracteur, le terminal Datatronic 5 est livré en standard sur la version Exclusive et en option sur la version Efficient.

  • Chez Evrard, le cadre de suspension de rampe LPA5 cède sa place au LPA6 pour les rampes de 36 à 44 mètres. Cette nouveauté est pour l’instant réservée aux pulvérisateurs de la gamme metteur. La cinématique du cadre pendulobiellette repose sur 3 biellettes. Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Le constructeur va plus loin dans l’amortissement en prenant en compte les trous dans les parcelles. Deux biellettes supplémentaires sur les côtés du cadre viennent amortir les grandes secousses pour une rampe la plus stable possible. Sur ce cadre, le suivi du sol est assuré par un vérin.

  • Petite surprise au détour d’une allée du hall 7 au Sima : Dangreville propose désormais une tonne à lisier « maison ». Disponible en version orange sous la marque Dangreville et verte pour Deguillaume, la tonne à lisier Slurry-One est entièrement construite par l’entreprise de la Somme. Quatre volumes, de 18 000 à 24 000 litres, sont proposés. La cuve est montée sur des essieux tandem à bielles. À l’intérieur de la cuve, une cloison de report de charge permet de garder une partie de liquide contenu dans la tonne pendant l’épandage afin d’optimiser l’adhérence du tracteur. La présence de la cloison limite aussi le roulis sur la route. Pour le pompage du lisier, Dangreville propose diverses solutions dont la tourelle ou le bras classique pour les cônes. Côté enfouisseur, le constructeur français collabore avec Vogelsang et offre diverses options, du pendillard jusqu’à l’enfouisseur à disques.

  • La trieuse mobile Ci2T avec séparateur rotatif Kongsklide arrive au Sima avec des améliorations. La principale étant sa capacité à séparer deux cultures entrées simultanément dans la trémie. Dès leur entrée dans le séparateur rotatif, les espèces sont isolées l’une de l’autre. Ensuite, un tamis et une ventilation individuelle permettent de nettoyer les deux espèces de manière totalement indépendante afin de garantir un nettoyage efficace. La génératrice de la trieuse est désormais indépendante du tracteur et prend place sur le châssis de la machine, juste entre la trémie et le séparateur rotatif. Un moteur diesel produit de l’électricité pour les moteurs électriques des différentes vis. L’intégralité de ces dernières est désormais en inox. Une version de la nouvelle trieuse mobile adaptée aux porteurs de 3,5 tonnes fait également son apparition. La trémie prend place sur le porteur tandis que les organes de séparation sont positionnés sur une remorque. L’utilisation de la trieuse est donc possible pour les titulaires du permis EB.

  • Le constructeur breton Sulky a dévoilé au Sima deux gammes de semoirs pneumatiques pour combiné porté. Pour Sulky, ces deux machines répondent avant tout à deux philosophies. Dans un premier temps, le Master. Cette machine se veut simple, tant par ses réglages que par sa construction. En effet, le constructeur ne propose que quatre variantes pour cette machine et une seule largeur de travail : 3 mètres. Pour cette machine, Sulky a souhaité une prise en main simple et rapide, avec des réglages centralisés sur la plate-forme arrière. Sulky a également travaillé pour augmenter la visibilité sur la ligne de semis. Dans un second temps, Sulky présente le Progress. Pour ce semoir, l’idée est de répondre aux attentes les plus complexes. La gamme Progress se veut le plus modulaire possible. Ainsi, ce semoir peut intégrer différentes trémies. Dans un premier temps, une trémie de 2 000 l, répartie en deux cuves de 1 200 et 800 l. Dans un second temps, des trémies simples avec des capacités de 1 250 ou 1 750 l. Enfin, une trémie additionnelle de 100 l peut compléter le tout. Ainsi, le semoir peut compter jusqu’à 3 trémies séparées. Toutes ces trémies possèdent alors leur propre doseur. Cependant, les éléments semeurs ne disposent que d’une descente pour toutes les graines. Le pilotage du semoir peut se faire par iPad connecté au Wifi, et via l’application WISO. Le semoir est également Isobus et peut donc être piloté par les différentes consoles compatibles. La console Isobus offrira des fonctions d’agriculture de précision en plus (modulation de dose…). Le confort de l’utilisateur n’a pas été oublié. Une passerelle parcourt la trémie de droite à gauche. Le constructeur a également ajouté un réservoir d’eau claire pour se rincer les mains. Le Progress sera proposé en trois largeurs : 3, 3,5 et 4 mètres. Il est sur le Sima à l’état de pré-série, pour une commercialisation prévue à partir de 2020.

  • La gamme d’épandeurs Rafal évolue. La caisse arbore un nouveau bandeau extérieur renforcé afin de gagner en résistance. Le capot frontal est redessiné pour simplement changer de look. Là où réside le gros changement, c’est dans l’arrivée d’une nouvelle version Performer. Cette finition comprend de série une table d’épandage de conception spécifique à Sodimac. En effet, les hérissons prennent place du côté intérieur du cadre, dans la caisse. La table peut ainsi prendre place directement sous le tapis et les plateaux rotatifs ont pu voir leurs diamètres gonfler pour atteindre 1 mètre. Le gain d’espace permet également d’entraîner les hérissons et les plateaux directement par un renvoi d’angle. La version Performer rassemble 4 modèles simple essieu de 15, 16, 17 et 18,5 m3 et 3 modèles double essieux de 17, 18, et 20 m3. Les Rafal et Rafal Performer peuvent recevoir la technologie de régulation d’ouverture de la trappe et d’avancement du tapis TopLiner. Une technologie désormais certifiée Isobus.

  • La série R de déchaumeurs à disques indépendants d’Agrisem existait déjà en version semi-portée. Au Sima 2019, l’offre est complétée avec des modèles portés repliables. Ces machines sont caractérisées par des sécurités à boudins élastomères et des disques de 570 mm de diamètre. La série R se veut plus légère que la gamme des Disc-O-Mulch équipés de plus grand disques et d’une sécurité à ressort. Le constructeur propose trois largeurs : 4, 5 et 6 mètres. Les R sont équipés de série d’un réglage hydraulique de la profondeur via le rouleau de rappui. Cette série R peut également recevoir un semoir à petites graines avec des descentes, comme présenté sur le salon. Agrisem exposait également un nouveau double rouleau, qui regroupe deux diamètres et deux profils différents. Il comprend d’abord un rouleau avec un profil de T inversé d’un diamètre de 600 mm. Il est suivi par un rouleau en V de 400 mm de diamètre. Leurs profondeurs de travail peuvent s’ajuster indépendamment. Pour le moment présenté sur le déchaumeur Disc-O-Mulch série R, ce nouveau rouleau devrait à terme être disponible sur une grande partie des déchaumeurs Agrisem.

  • Teejet dévoile une buse à débit variable destinée à l’engrais liquide. C’est-à-dire qu’il est possible de travailler avec une même buse sur une plage de débits plus grande. Une membrane percée prenant place à l’intérieur de la buse se déforme pour faire varier la taille de son perçage et ainsi laisser passer plus ou moins de liquide. Concrètement, trois des buses SJ7VR suffisent à couvrir la plage de débits qui était jusqu’à aujourd’hui couverte par neuf modèles de buses. De quoi libérer de la place sur les porte-buses.