Les centrales photovoltaïques de première génération commencent à vieillir et les niveaux de production chutent parfois de manière considérable. L’entretien de ces installations, souvent orphelines de leurs partenaires techniques initiaux, est un marché en plein essor. La jeune entreprise lyonnaise Ener-Pacte s’est lancée en 2016. Spécialisée dans l’exploitation, la sécurisation et l’optimisation des centrales photovoltaïques, elle revendique le maintien du revenu généré pour les agriculteurs, et l’allongement de la durée de vie des installations.

Les agriculteurs constituent son cœur de cible (80 % des clients actuels d’Ener-Pacte). Le modèle économique de l’entreprise est basé sur la rentabilité additionnelle générée par son intervention, comme le remplacement de panneaux par des modèles plus récents et plus productifs par exemple.

Des agriculteurs démunis

L’histoire de la filière du photovoltaïque est bien connue dans le secteur agricole. À la fin des années 2000, une politique volontariste de développement et de subventions a entraîné une croissance colossale entre 2008 et 2012. L’importante baisse des tarifs réglementaires, dans les années qui ont suivi, a mis un coup de frein brutal à la filière. À la suite de cet épisode, une grande partie des entreprises du secteur ont déposé le bilan, laissant les investisseurs démunis face à l’entretien de leurs panneaux.

L’ambition de la start-Up lyonnaise est de devenir leader sur le marché du solaire non-professionnel. Ener-Pacte a actuellement dans son portefeuille une quarantaine d’installations. En tout, plus de 6 000 centrales solaires de taille importante (de plusieurs centaines, voire milliers de m²) seraient concernées.

Gildas Baron