S’ identifier comme aidant. Vous faîtes partie des 8 millions d’aidants familiaux recensés en France. Le comprendre, comme vous le faites, est une étape essentielle pour obtenir du soutien. En effet, ce rôle peut très vite devenir épuisant. Physiquement et psychiquement. Les tensions que vous évoquez sont déjà le signe d’une certaine fatigue.
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S’ identifier comme aidant. Vous faîtes partie des 8 millions d’aidants familiaux recensés en France. Le comprendre, comme vous le faites, est une étape essentielle pour obtenir du soutien. En effet, ce rôle peut très vite devenir épuisant. Physiquement et psychiquement. Les tensions que vous évoquez sont déjà le signe d’une certaine fatigue.

Savoir passer le relais Dans la relation aidant/aidé, il y a des pièges. Celui de la sur-dépendance notamment. Vous faites beaucoup pour votre mère mais n’y a-t-il pas certaines choses que vous prenez en charge, presque par automatisme ? Parce que c’est plus commode ? Que ça va plus vite ? Des choses qu’elle pourrait encore faire.

Pourquoi , par ailleurs, ne pas envisager de passer le relais ? A un proche ? A une structure (1) ? Ne serait-ce qu’une fois par semaine. Ou pour une tâche, une activité bien précise. Passer le relais ne veut pas dire céder votre place. Mais, cela peut être un bon moyen de garder du plaisir dans cette relation.

Repérez vos émotions négatives Pour que les échanges avec votre mère restent sereins, une autre piste consiste à identifier les émotions négatives. Ce qui vous gêne, vous agace, vous énerve … En un mot, ce qui vous fatigue, et vous use.

Ce travail sur les émotions négatives est un bon moyen de définir l’aide dont vous avez effectivement besoin. Cette démarche peut être prolongée, par exemple dans le cadre d’un groupe de parole.

P renez du temps pour vous

Plus largement, veillez à repérer ce qui vous fait du bien, prenez du temps pour vous et conservez au moins une activité en propre. Dans ces moments-là, on capitalise de l’énergie et du bien-être.

Le lien affectif prime

Tout aidant est confronté au fait qu’il ne sait pas combien de temps cette situation va durer. Mais il ne faut pas oublier que, malgré son état de santé, la personne aidée conserve jusqu’au bout toute son affectivité, cette faculté d’éprouver sentiments et émotions. Vous l’avez bien compris, vous qui cherchez avant tout à préserver une relation de qualité.

Anne Mabire

(1) Se renseigner auprès de votre Centre local d’information et de coordination gérontologique (Clic).