Taper dans le ballon séduit Damien Clergeot depuis l’enfance. « Ici, au début des années 1980, les loisirs possibles, c’était soit le foot, soit un peu de musique », résume l’agriculteur d’Épenouse, dans le Doubs. Après plus de vingt ans à jouer « avec les copains, tous les dimanches et par tous les temps, en club amateur dans la commune voisine de Passavant », Damien a quitté...
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Taper dans le ballon séduit Damien Clergeot depuis l’enfance. « Ici, au début des années 1980, les loisirs possibles, c’était soit le foot, soit un peu de musique », résume l’agriculteur d’Épenouse, dans le Doubs. Après plus de vingt ans à jouer « avec les copains, tous les dimanches et par tous les temps, en club amateur dans la commune voisine de Passavant », Damien a quitté le terrain il y a dix ans. L’amoureux du ballon rond a continué à suivre l’actualité de son sport avec assiduité. « Je regarde le foot presque chaque soir sur une chaîne dédiée », sourit ce producteur de lait à comté, en Gaec avec son épouse Sylvie.

Habitant à 60 kilomètres de Montbéliard, l’agriculteur supporte naturellement le Football Club Sochaux. « Malheureusement, ils sont descendus en Ligue 2 », regrette celui qui a un temps assisté à leurs matchs au stade Bonal. L’homme de quarante-huit ans est aussi, de longue date, un supporter de l’Olympique de Marseille.

Les chevaux aussi

Pour l’heure, l’agriculteur va jongler, ou plutôt dribbler, pour voir les matchs de l’équipe de France en Coupe du monde. « Je vais en manquer certains, car ils sont diffusés en journée, et c’est la fenaison… », pointe-t-il. Qu’à cela ne tienne, il suffit à ce féru de génétique, vice-président de la SLSMT (1), d’évoquer avec une mémoire impressionnante la généalogie de son troupeau pour retrouver de grands noms du ballon rond. Car ce père de trois grandes filles, passionnées d’élevage comme lui, explique avoir « toujours baptisé ses veaux, génisses ou futurs taureaux reproducteurs, de pointures du foot ». Olmeta et Ocampos, deux mâles de l’année, montrent qu’il privilégie l’OM. « Mais ce n’est pas toujours possible… », regrette Damien, citant ses taureaux baptisés Delpiero, Gameiro, Hazard ou Hamouma.

Cet accro des patronymes sportifs a repris l’idée pour ses chevaux comtois. « L’un s’est appelé Amoros », évoque l’éleveur, vice-président de la section du cheval comtois d’Orchamps-Vennes. Mais les noms footballistiques qu’il propose à l’association de la race reçoivent en général… un carton rouge ! Excepté il y a deux ans. Face au refus de « Falcao », il fait passer… « Falca O ». Histoire, pour l’ex-joueur, de ne pas déclarer forfait !

Catherine Regnard

(1) Association de défense de la monte naturelle en montbéliarde.