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La fabuleuse histoire du vase de Vix

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Fabriqué vers 530 avant Jésus-Christ dans la grande Grèce (Italie du sud), le « cratère » servait à mélanger le vin, l’eau et divers aromates. L’anse du vase est ornée de la gorgone à longues tresses appelée « méduse ». La frise représente un défilé de soldats en guerre.

D’une taille monumentale et d’une beauté inégalée, le vase de Vix faisait partie du mobilier funéraire de la tombe d’une princesse celte.

Un petit matin de janvier 1953, au pied du Mont Lassois, un ancien oppidum gallo-romain qui surplombe le petit village de Vix (Yonne), Maurice Moisson, dit « le piocheur paysan » trouve un objet en bronze « arrondi et massif ». Cette pièce se révélera être l’une des deux anses du fameux vase de Vix, qui sera déterré six jours plus tard au terme de fouilles fastidieuses. Menées dans le froid et dans la boue, elles aboutiront à la découverte d’une tombe princière, l’une des plus prestigieuses du monde celtique.

Parée de ses bijoux en bronze et en ambre, la défunte reposait sur un char. À ses côtés, se trouvait un service à boire unique, se composant d’un cratère grec en bronze haut de 1,64 mètre, pesant 208,6 kg et d’une contenance de 1 100 litres.

Le fameux vase de Vix est alors en piteux état. Écrasé par l’écroulement du plafond de la chambre funéraire, il ne mesure plus que 90 cm de haut. Son pied et ses anses sont désolidarisés. Son couvercle est cassé. Remisé plusieurs jours dans la cour de ferme de la famille Mongenet à Vix, il sera convoyé sur une charrette à Châtillon-sur-Seine. Deux restaurations seront nécessaires pour lui rendre sa splendeur passée.

Plus de soixante ans après la découverte de sa sépulture, la personnalité de la « dame de Vix » reste mystérieuse. La magnificence de sa tombe laisse penser qu’il s’agissait d’une aristocrate gauloise âgée de trente-cinq-quarante ans. En 1953, le magazine Paris Match la présente comme une princesse blonde avec son torque - collier celte pesant 480 grammes - sur la tête. On a appris depuis que l’oppidum établi dans une boucle de la Seine était une résidence princière du monde celte. La communauté qui vivait dans cette ville fortifiée jouait un rôle important dans le commerce de l’étain entre la Méditerranée et la Cornouaille britannique. Au premier âge du fer (750 à 450 avant notre ère), ce métal était indispensable à la fabrication du bronze.

Le « piocheur paysan » Maurice Moisson participera par la suite des différents chantiers de la société archéologique et historique du Châtillonnais, explorant ainsi les temples gallo-romains et les tumulus dont la région est très riche.

Par anne bréhier
© Photos : R. Goguey
En pratique

Le Mont Lassois est situé à 6 km au nord-ouest de Châtillon-sur-Seine, au-dessus du petit village de Vix.

À Châtillon-sur-Seine, le musée du Pays châtillonnais, où se trouve le trésor de Vix, est ouvert de 10 h à 17 h 30, sauf le mardi. Contact : 03 80 91 24 67.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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