En tant qu’éleveur, quelle tonalité donnerez-vous à votre mandat ?
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En tant qu’éleveur, quelle tonalité donnerez-vous à votre mandat ?

Jérémy Decerle : A JA, même si les débats sont parfois costauds, nous avons cette capacité à ne pas trop faire de différences entre les productions, à accompagner chacun de la meilleure manière possible. Je souhaite surtout rendre à tout un réseau la richesse qu’il a pu m’apporter depuis une dizaine d’années maintenant. Des hommes et des femmes se sont succédé pour entretenir cette belle école de formation qu’est le syndicalisme jeune et je réfléchis déjà à ce que notre équipe laissera à nos successeurs.

Quels seront vos grands combats ?

Jérémy Decerle : Les sujets ne manquent pas, mais les fondamentaux porteront sur le renouvellement des générations et une structuration effective des filières, dans la suite de notre rapport d’orientation 2016 (1). Nous voulons être acteurs de cette réorganisation. Nous devons aussi donner à notre réseau la capacité et les compétences pour se défendre correctement. Cela passera par de la formation et un appui de l’équipe nationale pour mettre les adhérents dans les meilleures conditions pour défendre notre profession et sa jeunesse.

Comment comptez-vous sortir de l’ombre de la FNSEA ?

Jérémy Decerle : Je n’ai pas l’impression d’être dans son ombre quand nous réalisons des événements comme notre 50e congrès, avec l’énergie et la richesse des débats qu’il y a eu. C’est ça qui caractérise la jeunesse agricole française ! Nous nous devons de travailler avec la FNSEA car nous sommes en accord sur tout un tas de sujets, mais nous avons aussi nos différences, nos particularités. Ce qui légitime notre indépendance dans le paysage agricole, c’est notre travail en faveur de l’installation des jeunes et du renouvellement des générations. Nous avons prouvé par le passé que nous avions toujours des propositions à faire. Quand nous aurons des divergences, nous en débattrons et il faudra prendre acte de nos choix.

Défendrez-vous vos positions auprès des candidats aux prochaines présidentielles ?

Jérémy Decerle : Je ne me suis pas encore posé la question sur comment nous nous organiserons. Ce qu’il y a de sûr, c’est que nous répondrons à toutes les sollicitations en amenant des propositions, quel que soit le candidat, sans prendre parti pour les uns ou pour les autres. Nous leur dirons ce que nous attendons d’eux. Ce sera l’occasion de se rendre compte de l’importance que revêt la profession agricole à leurs yeux.

Propos recueillis par Alain Cardinaux

(1) Retrouvez sur lafranceagricole.fr l’analyse du 50e congrès JA, qui s’est déroulé à Mâcon du 31 mai au 2 juin,