Le projet Accept (Acceptabilité des élevages par la société en France), qui recense les controverses sur l’élevage, progresse (1). Le 25 janvier 2017, les résultats d’un sondage réalisé par l’Ifop pour Accept étaient présentés à la Maison de l’élevage.
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Le projet Accept (Acceptabilité des élevages par la société en France), qui recense les controverses sur l’élevage, progresse (1). Le 25 janvier 2017, les résultats d’un sondage réalisé par l’Ifop pour Accept étaient présentés à la Maison de l’élevage.

2 % de végétariens ou végans

Si 57 % des Français disent mal connaître l’élevage, les deux tiers ne sont pas satisfaits des conditions d’élevage. Ainsi , 60 % d’entre eux veulent offrir, à tous les animaux, un accès au plein air. Interrogés sur leur consommation de viande, 2 % se déclarent végétariens ou végans ; 14 % envisagent de cesser de manger de la viande ; 18 % veulent diminuer leur consommation de viande. Et 68 % continueront comme avant. À l’heure où flambent les polémiques sur les abattoirs, 78 % trouvent normal de tuer un animal pour sa viande, 11 % le jugent immoral.

51 % d’optimisateurs

Cinq visions de l’élevage se dégagent de cette enquête : sur 100 personnes, deux sont abolitionnistes, 24 alternatifs, 51 optimisateurs, 10 compétiteurs, 3 n’ont pas d’avis. En bref, les abolitionnistes souhaitent l’arrêt de l’élevage. Les alternatifs prônent le bio, les circuits courts et la fin l’élevage intensif. Les optimisateurs soutiennent la diversité des systèmes et l’optimisation de la production standard. Enfin, les compétiteurs privilégient la compétitivité et l’exportation.

L’étude d’Accept va se poursuivre un an. Une nécessité absolue pour l’élevage quand montent toujours plus de controverses, en particulier à propos de la mort des animaux.

Marie-Gabrielle Miossec

(1) Mènent l’étude : Elsa Delanoue, doctorante en sociologie (Université Rennes) qui travaille en lien avec Christine Roguet (Ifip-Institut du porc), Delphine Neumeister (Idele), Pascale Magdelaine (Itavi), Anne Dockès (Idele).