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Les canetons font progressivement leur retour

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Les couvoirs ne pourront pas fournir tout le monde. © C. Thiriet

Les éleveurs de palmipèdes gras ont obtenu le feu vert pour redémarrer la production. Mais les couvoirs du Sud-Ouest ayant beaucoup souffert, il n’y aura pas de canetons pour tout le monde.

Le ministère de l’Agriculture a confirmé qu’à compter du 29 mai, canetons et oisons pouvaient être remis en place dans les départements du Sud-Ouest touchés par l’influenza aviaire. Mais le redémarrage risque d’être poussif, faute de disponibilités dans les couvoirs. « Ces derniers ont beaucoup souffert », rappelle Christophe Barrailh, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), lors d’une conférence à Paris, le 29 mai.

Et ils ne devraient pas retrouver leur pleine capacité de production avant le printemps 2018. « La logique veut que les premiers éleveurs ayant été contraints d’arrêter leur production soient les premiers servis », dit Chris­tophe Barrailh. « Un plan de surveillance drastique est entré en vigueur pour accompagner les nouvelles mises en place d’animaux, précise Marie-Pierre Pé, du Cifog. Tous les lots sont analysés à la sortie sur parcours. Les éleveurs doivent se signaler à la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations. »

Règles sanitaires

Si cette reprise permet à la filière de reprendre son souffle, elle n’efface pas les difficultés passées et à venir. « Ce n’est qu’une étape, prévient Christophe Barrailh. Les scientifiques sont formels : il faudra apprendre à vivre avec le risque de réapparition du virus. » Aussi le Cifog planche-t-il sur les règles sanitaires pour limiter les risques : bande unique sur chaque unité de production, vides sanitaires allongés, conditions de transport renforcées…

Ces mesures inquiètent la Confédération paysanne et le Modef, qui redoutent la fragilisation des éleveurs en filière courte. Ils demandent « aux opérateurs de la filière longue de faire de sérieux efforts sur la limitation des transports, principal vecteur de dissémination du virus », et proposent plutôt de « limiter la taille des bâtiments et réduire la densité pour faire baisser la pression sanitaire ».

Hélène Chaligne
Avance de 50 %

Le ministère de l’Agriculture a élargi les critères pour bénéficier de l’avance de 50 % sur la prise en charge des pertes de non-production (Bulletin officiel du 23 mai). Les foyers de grippe aviaire H5N8 sont désormais éligibles. Par ailleurs, la date de dépôt des dossiers de demande d’aide en DDT est prolongée : au plus tard le 9 juin 2017.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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