L’aide de 6,5 millions d’euros, octroyée le 22 août par la région Ile-de France aux céréaliers, passe mal. Destinée à encourager l’achat de semences certifiées de céréales au prix de la semence de ferme, cette aide est « mal ciblée », selon l’OPG (1) et la CNDSF (2). Les deux syndicats souhaiteraient qu’elle soit orientée directement vers « ...
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L’aide de 6,5 millions d’euros, octroyée le 22 août par la région Ile-de France aux céréaliers, passe mal. Destinée à encourager l’achat de semences certifiées de céréales au prix de la semence de ferme, cette aide est « mal ciblée », selon l’OPG (1) et la CNDSF (2). Les deux syndicats souhaiteraient qu’elle soit orientée directement vers « les agriculteurs eux-mêmes, plutôt que détournée en faveur de leurs fournisseurs. »

Approvisionnement sécurisé

La filière semencière se dit en mesure de « sécuriser l’approvisionnement du marché en semences de qualité », grâce au triage réalisé par les stations et les disponibilités complémentaires en semences certifiées R2 (deuxième génération). Mais la CNDSF estime que l’heure est plutôt aux économies et que « l’utilisation massive de semences de ferme sera la première mesure de sobriété ». Selon le syndicat, « le coût d’une semence fermière (incluant le prix des grains, le triage, le traitement avec le produit et l’ensachage) est de l’ordre de 52 €/ha. Il faut compter sur un minimum de 92 €/ha avec une semence certifiée pour le même résultat. »

Isabelle Escoffier

(1) Organisation des producteurs de grains, affiliée à la Coordination rurale.

(2) Coordination nationale de défense des semences fermières.