«En 2016, le groupe allemand Saaten Union Recherches a rencontré des difficultés et a eu besoin de restructurer son tour de table, explique Pascal Bailleul, DG d’Acolyance. Avec deux autres coopératives céréalières, nous avons décidé de l’épauler. » C’est ainsi que Terre Atlantique, en Charente-Maritime, la Cavac, en Vendée, et Acolyance, dans la Marne, sont entrées à hauteur de...
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«En 2016, le groupe allemand Saaten Union Recherches a rencontré des difficultés et a eu besoin de restructurer son tour de table, explique Pascal Bailleul, DG d’Acolyance. Avec deux autres coopératives céréalières, nous avons décidé de l’épauler. » C’est ainsi que Terre Atlantique, en Charente-Maritime, la Cavac, en Vendée, et Acolyance, dans la Marne, sont entrées à hauteur de 13 % dans le capital de la filiale française de Saaten Union. À cette occasion, ce dernier a changé de nom pour devenir Asur Plant Breeding.

L’hybridation par voie chimique

« Nous sommes le seul sélectionneur de blé hybride en Europe qui utilise la méthode par agent chimique d’hybridation, souligne Guillaume de Castelbajac, directeur général d’Asur. Après avoir exploré, pendant plusieurs années, l’hybridation du blé par la voie génétique, très difficile à exploiter, nous sommes convaincus, aujourd’hui, de l’intérêt de la voie chimique pour créer des hybrides. »

Le sélectionneur poursuit en parallèle une recherche active en lignées. « Chevignon est la première variété du marché français en surfaces de multiplication, indique-t-il. Et, depuis cinq ans, nous sommes le premier sélectionneur français de blé tendre par le nombre d’inscriptions. » Cette année, le semencier lance les blés lignées Johnson, demi-tardif pour les régions Nord, Macaron, précoce double tolérant aux mosaïques, et Tarascon, précoce, ainsi que les blés hybrides panifiables très précoces Hypodrom et Hydrock, et demi-précoce, Hyking.

Asur s’intéresse aussi à l’hybridation de l’orge. Il a inscrit en 2018 ses premières variétés hybrides en Europe, Hedy et Su Hylona. D’autres sont en cours d’inscription dans plusieurs pays européens, dont la France. Si les blés hybrides ont été mis au point par la voie chimique, l’hybridation de l’orge repose, elle, sur la voie génétique, la stérilité mâle cytoplasmique, ou CMS.

Blandine Cailliez