Stéphane Ermann est en Gaec avec son épouse Josiane, à Réchicourt-le-Château, en Moselle. L’exploitation compte 180 ha de SAU tout en herbe, convertie au bio en 2015, avec un troupeau de 900 brebis en races suffolk et texel. Au printemps dernier, pour accompagner l’installation de Josiane, un atelier volailles de chair bio est mis en place. Les animaux sont conduits en bandes de 4 000, à raison de 3,2 bandes par an. Le bâtiment...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
18%

Vous avez parcouru 18% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

Stéphane Ermann est en Gaec avec son épouse Josiane, à Réchicourt-le-Château, en Moselle. L’exploitation compte 180 ha de SAU tout en herbe, convertie au bio en 2015, avec un troupeau de 900 brebis en races suffolk et texel. Au printemps dernier, pour accompagner l’installation de Josiane, un atelier volailles de chair bio est mis en place. Les animaux sont conduits en bandes de 4 000, à raison de 3,2 bandes par an. Le bâtiment principal est de 400 m2. À celui-ci, les éleveurs ont ajouté un espace supplémentaire couvert d’environ 150 m2, sur la longueur du bâtiment principal (50 m), d’une largeur de trois mètres.

« Nous avons fait construire ce jardin d’hiver pour notre confort de travail, et pour le bien-être des animaux, expose Stéphane. Il a également une vocation sanitaire. S’il y a une mesure de confinement, en cas de grippe aviaire par exemple, les animaux peuvent tout de même s’ébattre, avec de l’air et de la lumière naturelle. Cet espace intermédiaire permet aussi de les habituer progressivement aux conditions extérieures. Enfin, les volailles sont des animaux craintifs. En cas de coup de vent ou de bruit, ils aiment pouvoir se mettre rapidement à l’abri. »

Le tout a été conçu et installé par un constructeur équipementier de la Loire (lire l’encadré). Côté parcours, les ouvertures représentent les deux tiers de la surface du long pan.

Des pattes propres

« L’originalité de ce jardin d’hiver est d’avoir un toit en pente inversée, et non incliné vers le bas, comme c’est en général le cas, explique Stéphane. Nous avons visité plusieurs élevages, et nous avons considéré qu’un toit incliné est moins pratique pour nettoyer avec le télescopique. Cela réduit également le volume et donne une sensation d’étouffement. D’où cette idée d’inverser le sens de la pente. » L’inclinaison du toit, constitué de panneaux sandwichs, est de 30 degrés.

Alors que les volailles sortent théoriquement à l’âge de six semaines, Stéphane et Josiane leur rendent cet espace couvert accessible dès l’âge de quatre semaines. Le sol est en béton, alors que celui du bâtiment principal est en terre battue. « Nous avons hésité à mettre également un sol en terre battue dans cette partie, précise l’éleveur. Mais l’option béton l’a emporté, pour des raisons pratiques de nettoyage. Les animaux ont les pattes propres lorsqu’ils rentrent dans le bâtiment principal. » Huit trappes de chaque côté de l’espace intermédiaire permettent aux volailles d’aller et venir. Le pan côté parcours est muni de grillages anti-oiseaux et de filets brise-vent. Des pare-soleil sont actionnables de façon manuelle, grâce à un treuil, mais ils seront bientôt automatisés. Le jardin d’hiver est ouvert du lever du jour à la tombée de la nuit.

Dominique Péronne