La résistance aux phytos est un phénomène évolutif influencé par plusieurs facteurs : la fréquence annuelle et pluriannuelle des traitements, le niveau d’infestation de la parcelle, le respect ou non des bonnes pratiques d’application…

« Il est impossible d’éviter totalement l’apparition de résistances à partir du moment où des populations de bioagresseurs sont exposées à des produits de protection des plantes », expliquait Christophe Délye, de l’Inra, lors des Journées d’échanges sur les résistances de 2019.

L’enjeu des stratégies anti-résistance est donc de ralentir le processus. Aussi, il est préconisé de ne pas attendre que la résistance soit généralisée pour agir, de miser sur la diversité des moyens de lutte en privilégiant les stratégies non chimiques en premier lieu... Pour n’utiliser les substances actives que pour « finir le travail ». C’est plus contraignant, plus gourmand en temps, moins facile, mais cela permettra peut-être  de conserver l’usage des molécules non encore « grillées » par les résistances. Car une fois devenu inefficace, le produit peut être considéré comme « mort ».

Isabelle Lartigot