Environ 350 000 Français traversent quotidiennement la frontière pour se rendre au travail dans un pays voisin. Si la Suisse, le Luxembourg et l’Allemagne sont les principales destinations de ces travailleurs frontaliers, la Belgique, puis dans une moindre mesure l’Espagne et l’Italie, les accueillent également.
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Environ 350 000 Français traversent quotidiennement la frontière pour se rendre au travail dans un pays voisin. Si la Suisse, le Luxembourg et l’Allemagne sont les principales destinations de ces travailleurs frontaliers, la Belgique, puis dans une moindre mesure l’Espagne et l’Italie, les accueillent également.

Les agriculteurs ne sont pas en reste. De multiples échanges de proximité s’exercent depuis longtemps de part et d’autre des frontières.

Des liens étroits

Ce dossier présente cinq témoignages d’« agriculteurs sans frontière », qui entretiennent des liens étroits avec leurs voisins européens, au sein d’une initiative collective ou à titre individuel.

C’est le cas de Joseph Marty (page 54). Éleveur en Cerdagne, dans l’est du massif des Pyrénées, il s’est investi dans la construction d’un abattoir franco-espagnol.

Les éleveurs du pays de Gex (Ain) ont, depuis toujours, commercé avec la Suisse. Aujourd’hui, Vincent Christin et ses collègues (page 55) y vendent lait, viande et céréales sans droit de douane ni TVA, mais pâtissent des désagréments liés au développement de Genève.

Autre projet de groupe : celui de quarante agriculteurs de la Somme (page 56) qui viennent d’adhérer à une coopérative belge pour commercialiser leurs légumes.

Parce qu’il apprécie le tempérament « carré » des Allemands, l’Alsacien Daniel Obrecht (page 57) franchit le Rhin pour faire abattre ses bovins et réparer son matériel.

Quant à Bernadette et Norbert Handrick (page 58), ils séduisent depuis vingt-cinq ans les Luxembourgeois avec leurs fraises et leurs asperges « made in Moselle ».

Aurore Cœuru