Esprit des Etats généraux de l’alimentation, es-tu là ? A en croire les échos des dernières négociations commerciales, il est reparti aussi vite qu’il est arrivé… Les travaux pilotés par le gouvernement en 2017 auront eu le mérite d’établir un consensus sur l’absolue nécessité de faire évoluer les pratiques commerciales. Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure. Il en...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

Esprit des Etats généraux de l’alimentation, es-tu là ? A en croire les échos des dernières négociations commerciales, il est reparti aussi vite qu’il est arrivé… Les travaux pilotés par le gouvernement en 2017 auront eu le mérite d’établir un consensus sur l’absolue nécessité de faire évoluer les pratiques commerciales. Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure. Il en ressort une certitude : sans loi pour encadrer les relations, pas d’avancée. Sans gendarme, pas de respect des règles. « L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude », écrivait Charles Péguy…

Du bon, du beau, de l’éthique

Le projet de loi voulu par Emmanuel Macron sera-t-il en mesure de révolutionner les rapports dans la filière ? Si d’ores et déjà certains regrettent son manque d’ambition, en ce qu’il laisse encore les coudées franches aux négociateurs et n’impose pas de prix garantis aux producteurs, il faudra attendre sa mise en œuvre, l’année prochaine, pour faire les comptes.

L’enjeu dépasse le seul cadre des discussions tarifaires : il s’agit d’accompagner le mouvement de fond qui secoue le monde de la distribution. Les consommateurs plébiscitent toujours autant les grandes surfaces. Ils courent encore derrière les prix bas. Mais ils veulent en prime du bon, du beau, de l’éthique… Les grandes voix du secteur, dont les portraits jalonnent ce dossier, s’entendent sur ce constat et se font fort d’y répondre en multipliant les contrats de filières. Dans un contexte concurrentiel sans précédent, ils ont une révolution à mener qui emporte avec elle l’ensemble de la société, du producteur au consommateur, des chefs de rayons aux décideurs nationaux. Pour le monde agricole, il y a là un coup à jouer. Un virage à ne pas manquer. Certains, qui témoignent dans ce dossier, l’ont déjà négocié.