Du bocage aux plaines, des montagnes aux vallées, les chemins sont un gigantesque réseau nervuré. Longs de plusieurs centaines de milliers de kilomètres, ils apportent aux territoires leurs flux d’exploitants, agricoles ou forestiers, de randonneurs, de cavaliers, de vététistes. Ces veines de nos paysages sont fragiles. Un roncier, une clôture, une terre cultivée sont des obstacles que leurs usagers peuvent rencontrer. À force de...
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Du bocage aux plaines, des montagnes aux vallées, les chemins sont un gigantesque réseau nervuré. Longs de plusieurs centaines de milliers de kilomètres, ils apportent aux territoires leurs flux d’exploitants, agricoles ou forestiers, de randonneurs, de cavaliers, de vététistes. Ces veines de nos paysages sont fragiles. Un roncier, une clôture, une terre cultivée sont des obstacles que leurs usagers peuvent rencontrer. À force de grignotage et s’il est difficile de les comptabiliser sans les visiter un par un, la France aurait perdu 250 000 kilomètres de chemins ruraux, selon un rapport du Sénat de 2015. L’équivalent de six tours du monde !

Changer l’arsenalet les pratiques

Plus que de simples voies de circulation, ces chemins jouent un rôle environnemental certain, en limitant l’érosion des sols et en formant un vivier de biodiversité. Face à cette dégringolade, leurs défenseurs lancent un appel à changer l’arsenal juridique. Pourtant les textes prévoient déjà des garde-fous.

Les chemins appartiennent au domaine privé des communes. Les maires ont donc l’obligation de remédier d’urgence à toute difficulté qui entraverait la circulation des personnes. Mais, méconnaissant l’étendue de leurs chemins ou adoptant une certaine forme de passivité, les élus n’en font pas assez usage. Pour combler ces lacunes, un recensement du réseau par les communes et une facilité dans les échanges de parcelles, au profit de chemins de substitution, sont réclamés. Mais pour qu’une nouvelle loi soit efficace, encore faut-il que ses destinataires se l’approprient. Les agriculteurs et les communes peuvent déjà, aujourd’hui, œuvrer main dans la main pour la bonne santé de leurs chemins. Tout est question de volonté.