La construction d’une stabulation neuve n’est pas toujours indispensable lorsque le troupeau s’agrandit. Trois éleveurs de régions différentes nous le démontrent. Leurs installations d’origine dataient de plus de trente ans. Elles avaient souvent intégré des atouts favorables à une éventuelle évolution.
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La construction d’une stabulation neuve n’est pas toujours indispensable lorsque le troupeau s’agrandit. Trois éleveurs de régions différentes nous le démontrent. Leurs installations d’origine dataient de plus de trente ans. Elles avaient souvent intégré des atouts favorables à une éventuelle évolution.

Dans le Morbihan, les parents de Nicolas Kermorvan avaient laissé une distance de 12 m entre la fosse et le bâtiment. Il a pu ainsi aménager deux travées supplémentaires. La transformation de l’aire paillée existante en logettes a aussi permis de doubler le cheptel, pour atteindre 80 places. D’autres aménagements sont prévus pour automatiser la traite. Nicolas vise avant tout la simplicité. Son but est de réduire les contraintes pour faciliter le travail.

Dans le Puy-de-Dôme, Nicolas Guittard, après de longues réflexions, a déplacé le couloir d’alimentation dans la grange attenante. En réaménageant la stabulation, il a éliminé la paille. Un système de traitement des eaux blanches issues de la fromagerie et de la salle de traite évite l’épandage de 2 500 m3 d’eau peu chargée en matière organique. Avec l’installation du séchoir en grange, le rajeunissement des bâtiments représente plus de 500 000 € d’investissement.

Dans la Meuse, Roger Lemoine a construit sa première stabulation en 1976, avec une hauteur au faîtage de 11 m. Après de nombreuses étapes, celle-ci est passée de 35 m de long à 91 m. La largeur atteint 46 m mais les associés sont parvenus à installer une ventilation efficace en toutes saisons. Ils ont construit un système de volets orientables en fonction du vent. L’hiver, ils sont souvent fermés pour éviter les courants d’air. En été, un tour de manivelle permet de les ouvrir pour apporter un peu de fraîcheur aux 200 vaches qui prennent place aujourd’hui dans la stabulation.