Les logements pour vaches allaitantes constitués d’une aire paillée simple derrière la stalle bétonnée ont le vent en poupe ces dernières années. Elles n’en restent pas moins coûteuses en litière. En fonction de l’âge des veaux et de la surface par animal, il faut compter 10 à 12 kg de paille par jour pour maintenir le troupeau à un bon niveau de propreté. À l’échelle...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

Les logements pour vaches allaitantes constitués d’une aire paillée simple derrière la stalle bétonnée ont le vent en poupe ces dernières années. Elles n’en restent pas moins coûteuses en litière. En fonction de l’âge des veaux et de la surface par animal, il faut compter 10 à 12 kg de paille par jour pour maintenir le troupeau à un bon niveau de propreté. À l’échelle d’un troupeau de 100 vaches, le besoin en litière est donc d’au moins 1 tonne par jour, soit 150 t pour l’hivernage complet. Dans les régions les plus éloignées des bassins de production de céréales, le prix d’achat avoisine, voire dépasse 80 €/t en cas de pénurie, ce qui occasionne une charge considérable pour les cinq mois de 12 000 €. Des marges de manœuvre existent pour réduire cette charge, voire l’éliminer.

Trois solutions

En voici trois exemples. Jean-François Faidit a construit une dalle de 3 mètres de large derrière la stalle bétonnée. Chaque matin, il racle ce couloir avec un « rabot » attelé au tracteur. Le blocage des vaches au cornadis deux fois par jour concentre les déjections sur cet espace et réduit le besoin en litière à 5 kg par vache et par jour. Jean-François a dû toutefois construire une fosse géomembrane pour stocker l’effluent raclé.

Hervé Espinasse s’est affranchi du raclage quotidien en installant une fosse caillebotis derrière les cornadis, au lieu d’un couloir bétonné. Son temps de travail est réduit mais son installation est plus coûteuse que la précédente.

Jérôme Sirieix, quant à lui, n’a plus besoin de paille, excepté quelques balles pour les veaux. Il a remplacé l’aire paillée de ses vaches par des logettes et une fosse caillebotis. Il apprécie la réduction du temps de travail d’une heure chaque jour et de ne plus devoir travailler dans la poussière.