Les statistiques sont unanimes : la production de lait bio poursuit son essor dans l’Hexagone. L’interprofession laitière table sur une collecte de 860 millions de litres (Ml) en 2018, contre 645 Ml en 2017. Un véritable bond, consécutif à la vague de conversions survenue il y a deux ans, en pleine crise du prix du lait conventionnel. « Le nombre de conversions est désormais moindre, mais reste constant », assure...
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Les statistiques sont unanimes : la production de lait bio poursuit son essor dans l’Hexagone. L’interprofession laitière table sur une collecte de 860 millions de litres (Ml) en 2018, contre 645 Ml en 2017. Un véritable bond, consécutif à la vague de conversions survenue il y a deux ans, en pleine crise du prix du lait conventionnel. « Le nombre de conversions est désormais moindre, mais reste constant », assure Jacques Chiron, membre de la commission lait de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab).

Qui sont les éleveurs qui franchissent le pas vers la bio ? « Il n’y a pas de profil type, observe Isabelle Pailler, conseillère d’élevage à la chambre d’agriculture de Bretagne. Nous comptons des jeunes, mais aussi des exploitants de cinquante ans et plus, désireux d’améliorer leur revenu sans augmenter la charge de travail. Il y a très peu d’échecs, car les éleveurs sont accompagnés de près, et se mobilisent pour remettre en cause leur façon de travailler. »

Se tenir prêt

Car convertir son élevage exige une préparation minutieuse. En Bretagne, Jacky Savin et Gwenaël Chuinard ont travaillé pendant dix ans l’autonomie alimentaire de leur exploitation, avant de passer en bio (lire p. 48). Ils ont misé sur un système à bas coût basé sur le pâturage.

Toutefois, adapter le système fourrager ne suffit pas. Le cahier des charges de l’agriculture biologique impose de nouvelles règles auxquelles l’exploitation doit se conformer (lire p. 49). Une fois cette étape validée, deux voies mènent l’exploitation vers l’agriculture biologique : la conversion simultanée ou non des terres et du troupeau (lire p. 50). Une décision stratégique, à raisonner au cas par cas.

Enfin, le passage en bio est l’occasion de reprendre en main la valorisation du lait. Les éleveurs ont intérêt à enquêter sur les possibilités qu’offre la filière sur leur territoire (lire p. 51). Alors que les rapports de force avec l’aval restent en défaveur des producteurs en filière conventionnelle, les transformateurs font, pour l’heure, les yeux doux aux producteurs de lait bio.

Vincent Guyot