Selon Santé publique France, la pollution de l’air est désormais considérée comme la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde. La problématique préoccupe de plus en plus. Pour preuve, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé s’est tenue les 30 octobre et 1er novembre à Genève. Dans le but de préparer cet évé...
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Selon Santé publique France, la pollution de l’air est désormais considérée comme la première cause environnementale de mort prématurée dans le monde. La problématique préoccupe de plus en plus. Pour preuve, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé s’est tenue les 30 octobre et 1er novembre à Genève. Dans le but de préparer cet événement, l’OMS a publié, le 29 octobre, un rapport alertant sur un « risque aigu pour la santé », notamment celle des enfants.

En France, la qualité de l’air s’améliore grâce aux efforts conjoints des différents secteurs émetteurs. Par exemple, les émissions de particules fines ont diminué de l’ordre de 50 % entre 1990 et 2016. Toutefois, dans certaines zones, la France dépasse encore régulièrement les seuils réglementaires.

Pour le secteur agricole, les principaux postes d’émissions sont les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5) ou 10 µm (PM10), les oxydes d’azote (NOx, dont le dioxyde d’azote NO2), et l’ammoniac (NH3). Contrairement aux autres polluants, les émissions de NH3 restent assez constantes au fil des années (voire l’infographie p. 46). Selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), les activités agricoles sont responsables de 98 % des émissions de NH3 dans l’air en France métropolitaine, dont 34 % liés à la fertilisation. Ce gaz a pour caractéristique d’être à la fois un polluant primaire (il est irritant pour les muqueuses) et précurseur de particules fines, qui altèrent la fonction respiratoire dans son ensemble en pénétrant dans l’arbre pulmonaire.

Prise en main des pouvoirs publics

Bien que la qualité de l’air soit encore un enjeu émergent pour l’agriculture, les attentes sociétales sont fortes : pendant les pics de pollution printaniers, l’origine agricole des particules fines ne manque pas d’être soulignée.

Aujourd’hui, la question est celle de la déclinaison auprès des politiques publiques, qui cherchent à mettre en place des mesures visant à réduire autant le nombre et l’intensité des pics de pollution, que la pollution de fond. Ainsi, les travaux relatifs aux différentes mesures énoncées dans le Plan de réduction des polluants atmosphériques, mai 2017 (Prépa) sont en cours. Concernant le volet agricole, l’heure est à la rédaction d’un « code des bonnes pratiques » : ce sera le point de départ pour d’autres réflexions, relatives notamment à la fiscalité des engrais azotés.

La présence des pesticides dans l’air, issus de dérive, volatilisation ou de l’érosion éolienne, est un sujet encore moins mature. Les connaissances dans ce domaine sont peu nombreuses, mais les inquiétudes sociétales sont bien présentes. En France, la surveillance s’organise, sur un sujet qui concerne évidemment l’agriculture.