Selon l’observatoire Arvalis-Unigrains, le prix d’intérêt du blé tendre (coût de production diminué des aides Pac) se situe bien au-dessus des cours actuels. Pour 2017, il s’établit à 158 €/t en moyenne, alors que le prix moyen payé au producteur était de 144 €/t. Pour l’institut technique, cela fait quatre ans que ces résultats « ne permettent pas d’envisager sereinement...
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Selon l’observatoire Arvalis-Unigrains, le prix d’intérêt du blé tendre (coût de production diminué des aides Pac) se situe bien au-dessus des cours actuels. Pour 2017, il s’établit à 158 €/t en moyenne, alors que le prix moyen payé au producteur était de 144 €/t. Pour l’institut technique, cela fait quatre ans que ces résultats « ne permettent pas d’envisager sereinement l’avenir ». Un constat amer partagé par l’Association générale des producteurs de blés (AGPB). Selon Philippe Pinta, son président, « une période aussi longue de difficultés économiques depuis 2013, c’est du jamais vu ». Selon l’AGPB, quatre céréaliers sur dix afficheraient en 2017 un résultat négatif.

Retrouver la compétitivité des exploitations

Réduire les coûts de production du blé reste un objectif affiché de la profession afin de retrouver la compétitivité des exploitations. Dans son plan de transformation remis fin décembre au gouvernement, la filière céréalière se demande « quels sont les leviers à mettre en œuvre pour produire durablement du blé à 140 €/t ».

Bonne nouvelle, les charges complètes du blé tendre diminuent en France depuis 2013. Pas assez cependant pour faire face aux prix, toujours au ras du plancher et que beaucoup aimeraient voir remonter. Calculer ses coûts de production mais aussi son seuil de commercialisation reste donc un moyen de connaître ses points forts et ses points faibles, et d’activer des leviers d’action en conséquence.

Dans ce dossier, nous n’entrons pas dans le détail de toutes les charges qui s’empilent derrière le terme « coûts de production » mais soulignons l’intérêt de sortir sa calculette et de s’y plonger. Nous montrons aussi que des moyens techniques peuvent être mis en œuvre pour réduire ses charges opérationnelles et de mécanisation, qui représentent la plus grosse part des coûts de production. Un accompagnement par une formation et des échanges en groupes sont autant de leviers qui permettront aux chefs d’entreprises agricoles d’appréhender totalement le sujet.

Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

Le blé toujours dans le vert

Les prix du blé étaient en légère hausse, vendredi, au terme d’une semaine qui a vu les céréales reprendre un peu de la valeur qu’elles avaient perdue ces derniers temps.