Qui se souvient des primes à la décohabitation instituées pour aider les jeunes agriculteurs à quitter le toit des parents dans les années 1970 ? À la fin de la guerre, les maisons abritaient fréquemment trois générations. Et, la plupart du temps, c’était la jeune mariée qui rejoignait la ferme dont son mari était le futur héritier : « L’épouse arrivait dans une maison...
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Qui se souvient des primes à la décohabitation instituées pour aider les jeunes agriculteurs à quitter le toit des parents dans les années 1970 ? À la fin de la guerre, les maisons abritaient fréquemment trois générations. Et, la plupart du temps, c’était la jeune mariée qui rejoignait la ferme dont son mari était le futur héritier : « L’épouse arrivait dans une maison où elle n’avait pas le droit à la parole. La décohabitation a été un combat pour toutes ces femmes », témoigne Marie-Thérèse Lacombe, née dans les Ardennes, installée en 1959 dans l’Aveyron dans la famille de son mari, Raymond.

Combat gagné apparemment. Seuls quelques départements (Haute-Garonne, Haute-Vienne…) ont maintenu cette prime pour améliorer la qualité de vie des jeunes. L’habitat n’est d’ailleurs plus un sujet traité par les conseillers agricoles, sauf sous l’angle des règles de construction en zone classée agricole. La priorité est donnée aux investissements dits « productifs » pendant les premières années d’installation.

Une composante essentielle

Pourtant, la maison reste une composante essentielle du bien-être des agricultrices, des agriculteurs, de leurs conjoints et de leurs enfants. Les témoignages qui suivent le soulignent. Il y a de vrais besoins là où les maisons de caractère échappent à l’agriculture au profit de résidences secondaires. Là où le bâti est très abîmé ou inexistant. Là où des travaux sont nécessaires pour permettre aux retraités de rester vivre dans leurs logements.

Rénover son habitat permet de jouir d’un meilleur confort, ainsi que de limiter sa facture énergétique et d’augmenter la valeur patrimoniale de son bien. Reste qu’entreprendre des travaux de réhabilitation coûte cher. Avant de se lancer, il faut se renseigner sur les aides. Il en existe une flopée et ce dossier en dresse un panorama (lire p. 47). Malheureusement, les bricoleurs qui réalisent eux-mêmes les travaux n’y sont pas éligibles. Et c’est souvent le cas des agriculteurs. Qu’ils pensent alors aux chantiers participatifs ou aux aides locales fléchées pour eux.