En à peine un mois, le site Biagri.com a vendu 1 000 tonnes de céréales. Cette application, qui se défend de concurrencer les coopératives et les négoces, offre un nouveau débouché aux agriculteurs. Pierre-Antoine Foreau, le créateur de cette jeune start-up, est parti du constat qu’il n’existait pas d’outil pour que les céréaliers et les éleveurs vendent leur production en direct sur...
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En à peine un mois, le site Biagri.com a vendu 1 000 tonnes de céréales. Cette application, qui se défend de concurrencer les coopératives et les négoces, offre un nouveau débouché aux agriculteurs. Pierre-Antoine Foreau, le créateur de cette jeune start-up, est parti du constat qu’il n’existait pas d’outil pour que les céréaliers et les éleveurs vendent leur production en direct sur Internet. « J’ai voulu créer un site facile à manipuler tout en respectant les pratiques de la commercialisation agricole. L’objectif est d’offrir le meilleur débouché aux vendeurs, et d’étendre et de faciliter la collecte pour les acheteurs », explique-t-il.

12 000 références

Comme sur « leboncoin », il suffit de poster gratuitement une annonce pour vendre du maïs, du colza ou du digestat. La plateforme dispose de l’agrément organisme stockeur, via l’un de ses partenaires.

Après avoir créé un compte, il est possible de poster une annonce. L’application propose des menus déroulants pour sélectionner le produit parmi plus de 12 000 références, puis la quantité et le conditionnement. Le vendeur peut également détailler la qualité de son produit (année de récolte, Hagberg, humidité, poids spécifique…) et ajouter des renseignements. Il peut joindre une fiche de traçabilité, des analyses d’un échantillon ou une photo. Cinq minutes suffisent. « Plus le profil de l’utilisateur sera complet et plus il pourra se différencier des autres », souligne Pierre-Antoine Foreau.

Pour fixer le prix, deux solutions sont possibles : soit le vendeur indique un prix ferme, soit il lance un appel d’offres auprès des acheteurs. Pour la logistique, Biagri s’est rapproché d’un transporteur national afin d’effectuer les livraisons. Le prix est annoncé en direct.

Les négociations entre vendeurs et acheteurs se déroulent via le site. L’acheteur ne peut pas connaître le numéro de téléphone du vendeur, pour une raison simple : la plateforme se rémunère en fonction des ventes. Néanmoins, acheteur et vendeur peuvent discuter sur un tchat ou demander de l’aide au fondateur du site, qui vérifie la teneur des informations. Si la vente est effective, le site se rémunère à hauteur de 1 €/t. En cas de litige sur la qualité, des échantillons sont analysés en laboratoire et une réfaction peut être appliquée. Comme sur de nombreux sites, acheteur et vendeur sont notés à la suite de la transaction. Si l’acheteur ne paye pas, le vendeur peut se retourner vers Biagri qui pourra entamer, si besoin, une procédure juridique. La start-up est en discussion avec l’assureur Axa afin de créer une assurance sur mesure.

Aude Richard
Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

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