Publié le mardi 06 février 2007 - 19h13
L’activité commerciale du veau de boucherie reste tendue sur un marché toujours encombré. Pour réduire les mises en place, les intégrateurs ne reconduisent pas certains contrats laissant sans débouché des éleveurs dont la situation peut s'avérer catastrophique notamment lorsque leurs ateliers ne sont pas amortis. Le commerce est encore assez lourd car les industriels exercent toujours une pression sur les cours. La réduction globale de l’offre limite cette dernière, mais elle rend les échanges très tendus. La valorisation des veaux frisons de 45-50 kg se situe entre 140 et 170 euros. Les normands et les montbéliards convenables (50-60 kg) destinés à l’engraissement se négocient de 280 à 320 euros en fonction des régions. Face à cette tension, les éleveurs ont tendance à garder leurs veaux, dans le but de commercialiser du jeune bovin. Les échanges sont plus calmes dans les bons croisés et les sujets de race pure car la progression du prix de l’aliment pèse de plus en plus sur les marges et incite les acheteurs faire fortement pression sur les cours des veaux.
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