Publié le jeudi 03 avril 2008 - 17h28
Malgré la maîtrise des volumes mis en production par les intégrateurs, la forte dégradation de la consommation pèse sur le veau de boucherie. Au moment où la filière pensait pouvoir compenser les pertes de l’an passé, avec un prix du petit veau moins élevé, des coûts de production plus raisonnables et un prix de vente qui sur le début d’année restait à un bon niveau, la chute sévère des ventes plonge cette filière dans une tendance plus incertaine.
D’autre part, la baisse tarifaire à la production est n'est pas perçu par le consommateur puisque les prix dans les GMS restent stables. Les marges de ces dernières sont donc plus confortables.
Dans le veau de 8 jours, la tendance est plus régulière avec les mises en place de septembre. La demande est suivie, mais sans emballement particulier face aux retards d’enlèvements constatés dans les élevages.
Le prix des veaux frisons, normands et montbéliards progressent de façon mesurée (5 à 10 €) sur l’ensemble des marchés. La tendance est en revanche toujours fébrile dans les croisés de moyenne conformation.
Dans les bons veaux croisés ou de race pure, frais et buveurs, si la demande est un peu plus ferme, la couverture des besoins est encore largement assurée en raison de l’absence d’export sur l’Italie.
Les tarifs sont diversement orientés avec une tendance nettement positive sur les marchés de début de semaine (Lezay, Bourg-En-Bresse…) et une accalmie pour Château-Gontier.
Les semaine à venir devrait néanmoins être plus favorable avec des volumes de petits veaux moins importants.
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