Publié le mercredi 17 février 2010 - 17h31
Le commerce des ovins souffre d’un manque flagrant de consommation. La bonne tenue des cours du début de l’année n’est qu’un lointain souvenir, les abatteurs peinent à écouler le peu de viande disponible sur le marché intérieur.
Le différentiel entre l’agneau français et ses concurrents européens est très important. On peut même constater cette semaine quelques actions promotionnelles sur de l’agneau de Nouvelle-Zélande à un prix très attractif (5,40 euro/kg pour l’ épaule d’agneau avec os).
Cette concurrence n’explique pas tout. Les vacances scolaires ont également leur part de responsabilité avec la fermeture de certaines boucheries traditionnelles qui travaillent l’agneau français.
Le commerce des agneaux n’arrive pas à atténuer la chute des prix. Le point noir du marché reste le manque de consommation qui perdure.
Les entreprises d’abattage et de transformation ont peu de besoin, et se trouvent suffisamment approvisionnées. A Sancoins, la baisse est de 0,20 euro, soit des agneaux U de 19-22 kg commercialisés entre 5,05 et 5,45 €/kg net.
Seul, le marché de Parthenay montre une petite note positive, non pas que la demande soit plus soutenue mais en raison d’une réduction des apports, ce qui permet d’annuler partiellement la baisse de la semaine passée et ramener les agneaux U de 16-19 kg autour de 5,76 €/ kg net
A Châteaumeillant, les prix se tassent pour les agneaux gras U de 38-44 kg, qui se négocient entre 2,30 et 2,44 €/kg vif. En revanche, les tarifs se stabilisent à Réquista, Assier et Laissac
La vente des brebis est plus dynamique et les tarifs oscillent entre stabilité et hausse. À Parthenay, les cours se sont négociés à 2,81 €/kg net pour les sujets de meilleure qualité (U) de plus de 27 kg. Sur les autres places de marché, les prix sont reconduits dans un commerce fluide.
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