Publié le mercredi 20 octobre 2010 - 18h55
Les prix des broutards se dégradent alors que l'offre est plus importante dans le centre du pays. Les engraisseurs italiens et français accentuent la pression sur les prix. Ceux-ci reculent d'environ 0,05 €/kg vif à 0,07 €/kg vif au cadran de Moulins-Engilbert, notamment dans la gamme des 350 à 450 kg.
Cette tendance se confirme à Saint-Christophe-en-Brionnais, où la vente a été très longue. La fourchette de prix, pour les bons mâles charolais pesant de 400 à 450kg, se situe entre 2,29 €/kg vif et 2,36 €/kg vif. Les meilleurs sont partis à 2,44 €/kg vif.
Le placement s'avère plus régulier dans les bons mâles de moins de 300 kg destinés à la repousse.
Sur les marchés de l'Ouest, où la demande des engraisseurs spécialisés est restreinte, la tendance est également à la baisse. Cette dégradation des prix sera-t-elle suffisante pour relancer la production ? Rien n'est sûr car les fourrages manquent dans certains départements.
Les transactions sont tendues, avec une dégradation générale des cours, y compris pour les animaux de qualité, sur les marchés de Cholet et Châteaubriant.
Si cette situation peut être favorable pour les engraisseurs, elle s'avère très préjudiciable pour les naisseurs dont les revenus sont déjà fortement compressés.
La suppression de certaines cotations (bloquées par les éleveurs) va rendre difficile la lecture de la tendance si cette situation perdure.
Pour les femelles, le commerce est plus calme, que ce soit pour les bonnes laitonnes destinées à l'Italie ou pour les animaux de qualité ordinaire et vaccinés, pour l'Espagne, avec des tarifs qui peinent à se maintenir.
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