Publié le mercredi 19 janvier 2011 - 18h27
Les broutards destinés aux Maghreb viennent finalement encombrer le marché italien, à un moment où le commerce des jeunes bovins se tend de l'autre côté des Alpes, et où la progression des coûts alimentaires pose de plus en plus de soucis de rentabilité.
La réaction des acheteurs a été rapide. Face à des disponibilités suffisantes, ils exercent une forte pression sur les prix. Depuis que les exportations vers la Tunisie et l'Algérie sont en berne, les tarifs ont perdu 0,15 €/kg pour les mâles de plus de 400kg.
Les charolais U de 400 à 450 kg ont été valorisés entre 2,13 et 2,29 €/kg sur les grands marchés du Centre. Cette tension s'étend aux plus lourds, dont les sorties se feront sur l'été prochain avec des tarifs allant de 1,98 à 2,13 €/kg pour les sujets de plus de 500 kg.
Les mâles de 270 à 350 kg destinés à la repousse ou à l'engraissement en France sont la seule catégorie encore recherchée. Sur les marchés de Cholet ou de Châteaubriant, les bons charolais de cette gamme de poids s'échangent entre 740 et 820 €.
Pour les sujets non-vaccinés, l'offre demeure encore largement suffisante pour les besoins du marché espagnol. Et si les volumes exportés sont en forte progression, les tarifs demeurent peu élevés.
Les bonnes laitonnes de 300 à 350 kg, vaccinées et indemnes d'IBR, gardent une certaine valeur pour le marché italien ou basque. Le placement demeure laborieux pour celles qui sont plus légères, ou de moyenne conformation. Leur seul débouché reste l'Espagne.
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