Publié le mercredi 26 novembre 2008 - 19h06
Les échanges vers l’Italie restent ciblés sur les broutards charolais ou limousins de plus de 400 kg très bien conformés avec des tarifs relativement stables (de 2,13 à 2,29 €/kg vif pour les charolais et de 2,44 à 2,67 €/kg vif pour les limousins de 350/400kg, à Ussel).
Dans le Sud-Ouest, où les tarifs étaient assez soutenus depuis le redémarrage de l’activité export, la tendance s’est complètement renversée. La forte progression de l’offre, avec de nouvelles zones pouvant exporter, a permis aux acheteurs de combler facilement leurs besoins et de peser plus sur les prix.
La commercialisation est plus difficile sur les marchés de Rabastens-de-Bigorre ou d’Agen avec des tarifs qui baissent significativement, y compris en très bons sujets blonds d’Aquitaine. Les transactions sont tardives avec de fortes baisses dans les limousins ou les blonds plus communs.
En Bretagne, le commerce reste difficile et les éleveurs attendent avec impatience le début de la campagne de vaccination nationale (15 décembre), qui devrait mettre tout le territoire sous le même statut. Pour le moment, le commerce est délicat, car les volumes mis à la vente sont faibles et ne peuvent sortir de la zone. Les cours ne s'effondrent cependant pas dans la mesure où il existe une demande locale qui peine à s'approvisionner.
Sur le reste de la Bretagne, les Pays de la Loire et le Nord de la France, le commerce est atone, sans besoin de la part des engraisseurs.
Les échanges avec l'Espagne ne retrouvent pas le niveau des années passées, car la crise économique et financière a mis à mal de nombreux ateliers d’engraissement. Ces entreprises de plusieurs milliers d’animaux mobilisent de gros capitaux et le commerce de la viande en Espagne n’est pas mieux loti que celui de la France, voir moins bien.
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