Publié le mercredi 23 février 2011 - 18h28
Dans le centre, l'activité commerciale est de plus en plus tendue pour les broutards lourds destinés au marché italien. Les besoins des engraisseurs en Italie sont en baisse, faute de rentabilité.
L'attrait de la production céréalière provoque un moindre intérêt pour cette production. Cette situation est également observée en France ou le découplage des aides facilite ce transfert.
La demande actuelle cible des broutards plus légers, entre 300 et 380 kg, alors que les mâles de plus de 450 kg sont peu demandés et voient les cours se dégrader.
Les bons mâles charolais de 250 à 300 kg se valorisent entre 2,57 et 2,82 €/kg vif sur les cadrans de Moulins-Engilbert et de Châteaumeillant. Les sujets de plus de 450 kg se vendent entre 2 et 2,20 €/kg, en fonction de la qualité.
Dans la gamme de poids intermédiaire, entre 330 et 380 kg, les acheteurs sont également plus motivés pour la repousse et si les tarifs ne bougent pas (autour de 2,36 €/kg pour les U) sur les marchés de Bourg-En-Bresse ou de Saint Christophe-En-Brionnais, la vente est toutefois plus fluide.
Sur les autres marchés français, on observe une tendance à la stabilisation des prix, après les hausses de ces dernières semaines. La qualité est très hétérogène avec des fins de lots nés en été dernier et les têtes de lots de l'automne.
Les bons mâles charolais et limousins (de conformation U) sont recherchés et bien valorisés, même si les tarifs semblent plafonner, face à la tension qui règne sur les coûts de production.
Les charolais U de 280 à 330kg se vendent entre 760 et 800 € sur les marchés de Châteaubriant ou de Cholet. La demande demeure réservée pour les animaux de qualité moyenne, mais dans une gamme de prix qui reste stable.
Dans le sud du pays, le commerce est très sélectif pour les blonds d'Aquitaine avec de gros écarts de valorisation, entre les broutards de qualité recherchés pour produire des jeunes bovins de moins d'un an, et les animaux de qualité plus commune.
Pour les femelles, le marché espagnol demeure très fébrile avec une activité fortement malmenée par la progression des coûts alimentaires. La demande est peu soutenue et les tarifs proposés par les engraisseurs restent très faibles.
La tendance est également au plafonnement des prix pour les bonnes laitonnes lourdes convenant au marché italien et seuls les animaux de qualité et indemnes d'IBR restent normalement valorisés, à destination des élevages français.
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres