Publié le lundi 24 janvier 2011 - 18h33
L'activité commerciale est très calme face au repli de la consommation. Les industriels se plaignent du manque de débit. De leur point de vue, l'offre reste suffisante pour limiter les achats, tout en exerçant une certaine pression sur les prix.
Si les femelles haut de gamme (blondes d'Aquitaine, parthenaises, charolaises ou limousines) bien viandées maintiennent leurs prix face à des offres limitées sur janvier, voire février, les tarifs des bonnes vaches de qualité bouchère sont revus à la baisse.
Sur les premiers marchés de la semaine, les transactions sont lentes, avec des cours pas toujours faciles à négocier, notamment pour les bonnes vaches charolaises R+/U-, vendues entre 3,28 et 3,43 €/kg, à Cholet, lundi.
Les allaitantes de choix secondaire sont également à la baisse, même si cette catégorie reste la plus recherchée. Les tarifs restent compris entre 3,05 et 3,13 €/kg pour les animaux plus légers ou âgés de plus de 10 ans, et entre 3,13 et 3,28 €/kg pour les jeunes vaches lourdes.
La moyenne des vaches R est proche de 3,17 €/kg. Dans les autres régions où les poids sont souvent moins élevés que sur ce bassin d'embouche, les tarifs sont plus régulièrement compris entre 2,90 et 3,13 €/kg, avec une moyenne à 3,05 €/kg.
Concernant les réformes laitières, la tendance reste donnée par les grands groupes industriels. Les tarifs des prim'holsteins, des normandes et des montbéliardes sont à la baisse, avec un tri plus sévère. Les bonnes frisonnes sont commercialisées autour de 2,36 €/kg, les normandes et les montbéliardes à 2,67 €/kg.
Pour les jeunes bovins, la tension monte. La demande italienne est moins soutenue et les tarifs plafonnent pour les animaux de coupe, destinés aux marchés exports. Quant à la Turquie, elle se retourne vers le marché allemand où les tarifs reculent en contre coup du scandale de la dioxine.
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