La question n’est pas « pour ou contre ? », mais de savoir quel est le contexte de leur développement.
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La question n’est pas « pour ou contre ? », mais de savoir quel est le contexte de leur développement.

Pour commencer, le bilan « carbone » de leur installation est très défavorable. Pour une machine de 80 mètres de mât, le nombre de camions de transport est le suivant : mât (3 à 4) ; moyeu (1) ; pales (3, via convois exceptionnels) ; nacelle (1 pour 120 t) ; acier d’armement de la base (variable) ; béton (variable) ; grue de levage avec 7 essieux, dont transport de la flèche (4) + lestage (7, soit 140 t) ; aménagement de la piste (variable) ; terrassement (variable) ; transport du câblage… Il faut déjà neutraliser le bilan « carbone » de cet ensemble avant de produire une énergie « propre ».

Concernant la fabrication des éléments, la plupart sont fabriqués en Allemagne, au Danemark, et acheminés par voie maritime au port d’Anvers ou de Rotterdam, avant d’arriver par camions en France. Seuls quelques alternateurs sont fournis par Leroy-Sommer. Les sociétés d’investissement sont aussi européennes (Allemagne, Danemark, Espagne). Tout cela ne crée pas de richesse française pour faire tourner l’industrie, et aggrave le déficit commercial français à chaque nouvelle machine installée. De même, pour l’emploi. C’est nous, clients d’Engie, qui payons la note du prix du kW subventionné. Remarque : pour charger la batterie des voitures électriques, la nuit, ce ne sera pas les éoliennes ni les panneaux solaires qui fourniront. De qui se moque-t-on ? Les énergies renouvelables ne remplaceront jamais le nucléaire car, à ce jour, elles ne représentent que 2 % de l’ensemble, malgré les parcs nombreux installés sur nos plateaux en Picardie.

De ces aspects, il ressort que le développement éolien est une vaste supercherie, qui ravit le dogme de nos lobbies « écolos », à grands frais, pour générer des profits « étrangers », et pour lequel nous allons être dépendants de fournisseurs extérieurs. Qui aura le courage de dénoncer ce scandale et d’arrêter le gâchis ?

(1) D’après l’expérience acquise lors du montage de nombreux parcs éoliens.