L’interprofession estime qu’à ce stade, les pertes financières pour l’ensemble des maillons de la filière atteignent plus de 350 millions d’euros (M€) dont : 50 M€ pour l’accouvage, 31,4 M€ pour le dépeuplement, 86 M€ pour les pertes de production à l’amont et 180 M€ pour l’aval. Sans compter les coûts induits par les investissements qui découleront de la mise en place des nouvelles règles sanitaires.

Le gouvernement, qui a promis des aides, tarde à débloquer leur versement. « Si le dispositif d’indemnisation de l’amont de la filière a bien été mis en place dans les délais pour l’épisode H5N1 (2015 et 2016), nous attendons encore son solde, à hauteur de 30 %, dit Marie-Pierre Pé. L’aide à la perte de production des entreprises de transformation n’est toujours pas en place. »

De gros retards pour la seconde vague

Concernant H5N8, le même dispositif d’avance de 50 % des aides n’est que partiellement en place. « Des exploitations spécialisées en gavage concernées par l’arrêt de la production n’ont plus de revenu depuis décembre et ne redémarreront qu’en septembre prochain », dénonce le Cifog.

L’interprofession exige le versement des aides à la production et à la transformation promises pour solder l’épisode H5N1. Elle aussi souhaite que les premiers dossiers d’avance de 50 % des pertes déjà reçus par l’Administration puissent être traités sans attendre la date butoir de dépôt des dossiers le 9 juin prochain. Enfin, elle attend que soit mis en place un dispositif de compensation des pertes pour les entreprises de transformation.