Il y a quinze ans à peine, les réseaux sociaux naissaient sur internet. Aujourd’hui, selon l’étude Agrinautes 2018, six agriculteurs sur dix les utilisent. À tout âge, à titre privé ou professionnel, ils s’appuient sur ces outils pour rechercher des informations, échanger entre eux et communiquer auprès du grand public.
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Il y a quinze ans à peine, les réseaux sociaux naissaient sur internet. Aujourd’hui, selon l’étude Agrinautes 2018, six agriculteurs sur dix les utilisent. À tout âge, à titre privé ou professionnel, ils s’appuient sur ces outils pour rechercher des informations, échanger entre eux et communiquer auprès du grand public.

Près de la moitié des agriculteurs sur Facebook

Selon cette étude, Facebook est le premier réseau social consulté (43 %), avant les vidéos de YouTube (22 %). Twitter a fait une percée en trois ans, passant de 2 % d’agriculteurs utilisateurs en 2015 à 8 % en 2018. Ce réseau est notamment utilisé par les responsables syndicaux pour promouvoir leurs actions. Instagram suit, avec 7 % d’utilisateurs, amateurs de belles photos. Les plus jeunes préfèrent Snapchat, pour une communication basée sur l’image : « C’est une carte à jouer pour les producteurs, qui peuvent prendre des photos avec leur téléphone tout au long de la journée et immerger leurs lecteurs dans leur  “vraie vie” », prédit Cyrcée Millan, formatrice à l’utilisation des réseaux sociaux à l’Ifocap. Il est possible de seulement consulter les réseaux sociaux sur vos sujets d’intérêts : c’est un bon moyen d’être au courant des dernières actualités.

Ne pas s’éparpiller

Chaque réseau social a son public. Attention, y être actif et publier régulièrement est très chronophage. Il est recommandé de s’investir sur le réseau le plus adapté à votre cible et de ne pas s’éparpiller.

Séparez vos comptes privés et professionnels et évitez de publier des photos de vos enfants (ou cachez leur visage). Enfin, aux agriculteurs dont l’objectif est de parler de leur métier, Yvonig Le Mer, de la société Tribus virtuelles, conseille de « rester à sa place pour être crédible : « Évitez de rentrer dans des discussions politiques, et méfiez-vous de la récupération par des lobbies », conseille ce formateur aux réseaux sociaux.

En règle générale, prenez le temps de la réflexion avant toute publication : cela évitera des impairs écrits sous le coup de la colère !

Être bien référencé pour être visible

Si vous avez recours aux réseaux sociaux, c’est bien pour être vu. Vous devez donc recruter des lecteurs par des mots clés et un bon référencement. Fidélisez-les en les encourageant à s’abonner à votre compte. Ils suivront ainsi chacune de vos publications. Leur régularité est importante pour créer des rendez-vous.

Sur Twitter, publiez aux créneaux horaires où vos lecteurs consultent (le matin tôt ou le soir, par exemple), pour ne pas que votre post soit relégué en fin de fil d’actualité.

Des vertes et des pas mûres sur Twitter

Sur Twitter où chacun peut donner son avis, on trouve le pire comme le meilleur. Sur des sujets polémiques, ce réseau qui privilégie la réactivité, foisonne de dérapages verbaux écrits sous le coup de la colère. « Beaucoup d’agriculteurs ont peur de se faire lyncher, confie Cyrcée Millan, qui conseille de cultiver son réseau pour avoir de l’influence avant de s’exposer. » Pour cela, les comptes FranceAgriTwittos ou AgriDemain, par exemple, sont des relais qui permettent d’amplifier les messages et de se sentir soutenu.

S.B.