Le traditionnel piton est de plus en plus décrié. Usure, inadapté aux hautes vitesses, manque de confort, difficulté d'attelage sont quelques-uns des maux qui lui sont attribués.

D'autres systèmes se sont peu à peu fait une place. Le premier est la rotule d'attelage, aussi appelée système K80.

Avec ce dispositif, le tracteur est équipé d'une boule d'attelage qui joue le rôle du piton fixe. La rotule de traction qui équipe l'outil attelé ne repose plus sur la base de l'échelle mais sur la boule d'attelage, ce qui autorise des inclinaisons jusqu'à 30 degrés dans toutes les directions.

Ce système offre plusieurs avantages, dont celui d'éliminer le jeu dans l'attelage. Résultat : les à-coups donnés par l'outil tracté sont supprimés, ce qui améliore le confort de conduite et réduit l'usure de l'attelage.

De gauche à droite

Remplacement. Il est possible de remplacer le bloc d'attelage d'origine par un modèle équipé d'un dispositif à rotule.

Adaptable. La chape d'attelage à rotule se loge dans l'échelle d'attelage du modèle d'origine à mâchoire.

Sécurité. Le crochet ramasseur permet d'atteler un outil sans descendre de la cabine.

Plusieurs adaptations existent avec suppression ou non du piton d'origine.

La première consiste à opter pour une chape d'attelage à rotule qui se loge dans l'échelle d'attelage du modèle d'origine à mâchoire.

Autre solution : installer une barre oscillante munie d'une rotule et de son dispositif de verrouillage.

La dernière solution consiste à remplacer définitivement le piton :

- soit en faisant souder par un professionnel une boule de type K80,

- soit en remplaçant le bloc d'attelage complet.

Depuis la cabine

Autre système pouvant remplacer le piton : le crochet ramasseur.

Ce dispositif, qui permet d'atteler sans descendre de la cabine, se compose d'une partie fixe et d'une partie mobile reliées entre elles.

La partie mobile est reliée au relevage arrière par deux biellettes. En actionnant celui-ci en descente, la partie mobile descend pour libérer l'extrémité du crochet d'attelage. L'opérateur peut alors se placer pour atteler.

En remontant le relevage, le crochet se referme sur sa partie fixe pour verrouiller l'anneau d'attelage. Le relevage est ensuite « libéré » automatiquement pour éviter toute rupture d'attelage.

Pour dételer, l'opérateur déverrouille, depuis la cabine, le système de blocage du crochet et se sert du relevage pour baisser la partie mobile et ainsi libérer l'anneau.

 

PETIT LEXIQUE

• Matériel porté : tout matériel attelé au relevage trois points est dit « porté ». Dans ce cas, le report de charge est total (épandeur d'engrais, pulvérisateur).

• Matériel semi-porté : les matériels attelés au relevage, piton, à la chape ou barre oscillante et engendrant un report de charge sont semi-portés (charrue, benne, presse, tonne à lisier).

• Matériel traîné : cela concerne tout le matériel qui n'exerce aucun report de charge sur l'attelage (plateau, pulvériseur à disques).

par Sébastien Chopin, Henri Etignard et Corinne Le Gall publié le 9 juillet 2010)