La toute première étape avant de réfléchir à ce que l’on veut dire est de savoir à qui on va le dire. Il est essentiel de connaître son interlocuteur pour cadrer son message. Sachez vous adapter à votre public, à ses centres d’intérêt : utilisez des comparaisons, prenez des exemples concrets. Vous intéresserez davantage votre interlocuteur en lui parlant des productions locales, des animaux qu&rsquo...
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

La toute première étape avant de réfléchir à ce que l’on veut dire est de savoir à qui on va le dire. Il est essentiel de connaître son interlocuteur pour cadrer son message. Sachez vous adapter à votre public, à ses centres d’intérêt : utilisez des comparaisons, prenez des exemples concrets. Vous intéresserez davantage votre interlocuteur en lui parlant des productions locales, des animaux qu’il croise dans sa région, de son alimentation. C’est la loi de proximité. Des entrepreneurs comprendront bien la notion de « mutualiser le matériel », mais elle ne dira rien à des collégiens.

Ensuite, clarifiez votre intention : quelle idée voulez-vous faire passer et quelle impression voulez-vous laisser ?

Respirez et souriez

Selon votre auditoire et votre objectif, construisez un message court, clair, avec des mots simples. Bannissez les abréviations et le langage technique : Gaec, vaches allaitantes, marques de machines, techniques agricoles… C’est un exercice plus difficile qu’il en a l’air. Les termes qui vous paraissent évidents peuvent être inintelligibles pour d’autres.

Enfin, mettez-vous au courant des dernières actualités sur le sujet que vous allez aborder. Et rassurez-vous, vous n’êtes pas obligé de tout savoir et d’avoir réponse à tout (lire interview ci-contre).

Selon le psychologue américain Albert Mehrabian, 93 % de la communication serait non verbale (55 % de l’expression du visage et du langage corporel et 38 % de l’intonation et du son de la voix). Seul 7 % du message viendrait des mots. Même si ces conclusions sont contestées par certains auteurs, il est intéressant de retenir que l’attitude de l’orateur, tout le « non-verbal », envoie beaucoup de messages. Il est donc conseillé de s’entraîner, idéalement en se filmant, comme le pratiquent souvent les formateurs en communication. Soyez ouvert, souriez, parlez calmement, regardez votre public… Si vous êtes bienveillant et sincère, l’auditoire le ressentira.

Vaincre la peur de parler en public

Entraînez-vous en face de personnes de confiance : vos proches, vos amis, vos collègues. Pour Pascale Ract, responsable pédagogique à l’Ifocap (1) et formatrice en communication, la pratique permet de dépasser sa peur. Les timides ont toutes leurs chances : « La timidité parle aux gens qui vous écoutent et vous rapproche d’eux. C’est une caractéristique, pas une tare. » Donc autant l’accepter, sans s’ajouter une pression supplémentaire. « Quand on surmonte son stress, l’effet sur soi est très positif, poursuit-elle. En formation, des agriculteurs m’ont confié, qu’au bout de plusieurs mois, ils prenaient même plaisir à s’exprimer en public. Ils étaient transformés. »

Mais comment faire pour ne pas perdre ses moyens ? La formatrice dévoile quelques conseils : « Se concentrer sur le contenu du message. Il peut être écrit pour se rassurer. » Et pour gérer son stress ? « Il y a des techniques de respiration, des images mentales ou, par exemple, une phrase courte qu’on répète dans sa tête. Ces moyens favorisent le calme. » Quant à l’entraînement, il reste la meilleure formation.

Sophie Bergot

(1) Institut de formation des cadres paysans.