Soulagement au tribunal de commerce de Rennes, le 18 mai. Après plusieurs mois d’incertitude, le volailler Doux est finalement repris par le consortium emmené par LDC. Le groupe évoluera vers une nouvelle société nommée Yer Breizh (comprenez « Poule bretonne », constituée de LDC, Triskalia, Terrena et du saoudien Al-Munajem. La région Bretagne, qui a apporté 20 millions d’euros dans le projet, est é...
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Soulagement au tribunal de commerce de Rennes, le 18 mai. Après plusieurs mois d’incertitude, le volailler Doux est finalement repris par le consortium emmené par LDC. Le groupe évoluera vers une nouvelle société nommée Yer Breizh (comprenez « Poule bretonne », constituée de LDC, Triskalia, Terrena et du saoudien Al-Munajem. La région Bretagne, qui a apporté 20 millions d’euros dans le projet, est également actionnaire à 5 %, et prévoit une montée progressive au capital à 33 % dans trente mois. L’objectif est clair : reconquérir le marché français.

Concurrenceà l’export

Car l’origine des difficultés de Doux se trouve à l’export. Confronté, entre autres, à la concurrence des producteurs brésiliens, le groupe enregistrait des pertes annuelles avoisinant 35 M€. Le projet Yer Breizh, permet aux 160 producteurs du groupement de poursuivre leur activité, malgré des volumes destinés à l’export en retrait, venant allonger les vides sanitaires.

L’autre volailler breton, Tilly-Sabco, n’a pas eu la chance de trouver un repreneur pour son site de Guerlesquin (Finistère). Le 24 avril, le tribunal de commerce de Brest a prononcé sa liquidation judiciaire. Fin 2016, Tilly Sabco avait été repris par le groupe néerlandais Wegdam Food Link spécialisé dans les saucisses de poulet. Il employait soixante-trois salariés.

Vincent Guyot