Le modèle de démonstration mis à notre disposition n’est pas tout jeune, puisqu’il dépasse 1 000 hectares de travail. Ceci explique son teint pâlot. Toutefois, sous cette surface réside une carcasse solide qui a résisté au temps. De leur côté, les disques sont neufs et ont été changés juste avant notre essai.
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Le modèle de démonstration mis à notre disposition n’est pas tout jeune, puisqu’il dépasse 1 000 hectares de travail. Ceci explique son teint pâlot. Toutefois, sous cette surface réside une carcasse solide qui a résisté au temps. De leur côté, les disques sont neufs et ont été changés juste avant notre essai.

Quand on parle du Normandie de Grégoire-Besson, on pense au monstre de 12 mètres exposé dans les salons et bâti autour d’un châssis aux allures de porte-élingues. Ce Normandie de 12 mètres est en fait le déchaumeur à disques d’origine de cette gamme, qui a depuis été décliné vers le bas, avec une conception plus classique. Notre version semi-portée à deux sections existe aussi en 4 et 6 mètres. En version trois sections, Grégoire-Besson propose des modèles de 7, 8 et 9 mètres. Enfin, les deux gros modèles de 10 et 12 m se replient en portefeuille.

Attelage

Il se fait sur les bras de relevage, avec une chape enveloppante au niveau de chaque crochet. Une grille percée sert de rangement aux 6 flexibles hydrauliques. Ces derniers sont identifiés par des bagues mais sans codes couleur. À l’utilisateur d’installer des autocollants pour reconnaître les fonctions, mais au moins, il ne se trompe pas de paire. Les flexibles sont guidés par une tige, ce qui donne à l’ensemble une allure de col-de-cygne et évite de les mélanger. Une fois la machine dételée, l’ensemble est bien ordonné.

Le premier distributeur correspond au dépliage de l’essieu, le second à l’ouverture des sections extérieures et le troisième au réglage de la profondeur de travail.

Une grosse clé plate, qui sert pour certains réglages et démontages, est fournie et rangée sous la poutre centrale.

Châssis

Une poutre centrale de grande dimension (300 × 300 × 10) relie deux sections latérales. Chacune d’elles est composée de deux tubes de 105 mm de diamètre et 7,5 mm d’épaisseur. Chaque tube correspond à une rangée de disques. Leur forme arrondie permet une moindre accumulation de terre, d’après le constructeur. La poutre centrale semble très robuste et massive. Les poutres latérales rondes offrent un design différent de celui des concurrents, tout en conférant un aspect moins trapu à l’ensemble de la machine.

L’essieu est situé entre les disques et le rouleau, sous l’épaisse poutre centrale. Les demi-tours s’effectuent sur des pneumatiques de dimension 500/45 R22,5.

Disques

Fabriqués par les Forges de Niaux, les disques ont un diamètre de 560 mm. Ils sont pourvus de grandes crénelures, comme plus de la moitié des machines de ce test. Autre particularité, leur face est quasiment plate. À chaque disque correspond son palier sans graisseur et son étançon à sécurité par boudins en élastomère. Des méplats sur chaque boudin, un brevet hérité de Rabe, leur donnent une forme de demi-cylindre. Ainsi, ils épousent exactement la forme de la poutre et risquent moins de glisser. Une frappe de chaque côté de la bride qui maintient l’étançon sur la poutre ralentit un peu plus le glissement du boudin. La forme profilée et ronde des bras porte-disques limite le bourrage. L’angle d’attaque des disques est fixé à 13,5°.

Rouleau

C’est un des seuls rouleaux sillonneurs de notre essai. Il est pourvu de fers plats sur la périphérie des disques. L’équipement est monté sur un pivot oscillant pour changer de position hydrauliquement et faire varier la profondeur de travail.

Comme ceux des disques, les paliers sont sans entretien et positionnés à l’intérieur. Le décrottage est effectué par des lames entre chaque disque sillonneur du rouleau.

Émiettement

Notre matériel de test ne comporte pas d’équipement d’émiettement. Cependant, l’angle d’attaque assez agressif permet aux disques de projeter à une grande vitesse la terre sur la deuxième rangée.

Réglages

Avec le Normandie, rien de plus simple : la profondeur de travail est modifiée hydrauliquement au niveau du vérin du rouleau. Une réglette indique la position choisie.

Pour l’aplomb, monter ou baisser le relevage suffit. Ce réglage s’effectue en roulant. Si l’outil a tendance à partir vers la droite, c’est que le train de disques avant travaille trop et il faut lever les bras. Lorsque l’outil part sur la gauche, on soulage les disques arrière en baissant les bras.

Grégoire-Besson propose une solution pour rattraper l’effet de l’usure. Ce réglage se fait en retirant des cales. Celles-ci sont au nombre de deux de chaque côté de l’appareil. Cette manipulation n’est pas simple et est réservée aux cas extrêmes de décalage entre l’avant et l’arrière.

Au travail

Si le Normandie est simple et rapide à régler, il n’y a pas de cales pour verrouiller ou mémoriser le réglage. La réglette est donc le seul repère pour la profondeur, ce qui n’est pas un problème mais, dans ce cas précis, bien que placée au centre de l’appareil, elle est difficilement visible à cause de sa position éloignée de la cabine. Grâce à la forme des poutres latérales, il n’y a pas d’accumulation de terre, ni de pailles sur la machine. Ces tubes ronds, moins volumineux que les poutres à section carrée des concurrents, offrent aussi une meilleure visibilité sur les disques pendant le travail. Cependant, nous n’en profitons pas longtemps car, avec la sécheresse de ce mois d’août, la poussière masque rapidement l’ensemble de l’outil dès que la vitesse dépasse 8 km/h.

Le Normandie est suffisamment compact pour des manœuvres en bout de champ aisées. En revanche, il a tendance à tanguer lorsqu’il est déplié et porté par l’essieu. C’est assez déroutant et nous avons ralenti fortement dans les fourrières pour retrouver de la stabilité.

Pour le remisage, l’outil est stocké replié et appuyé sur la béquille située sur la gauche de la tête d’attelage.