À force de voir les médias relayer des informations accusatoires, voire erronées, beaucoup d’agriculteurs se méfient et refusent de parler aux journalistes. Il existe des sujets polémiques où le parti pris du média pourrait biaiser les propos. La plus grande prudence s’impose alors avant d’accepter de témoigner.
Contenu réservé aux abonnés de La France Agricole
pour vous connecter et poursuivre la lecture
1%

Vous avez parcouru 1% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant d’1 mois de découverte à La France Agricole
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez les 2 newsletters
  • > Recevez 4 numéros chez vous
J'en profite !

À force de voir les médias relayer des informations accusatoires, voire erronées, beaucoup d’agriculteurs se méfient et refusent de parler aux journalistes. Il existe des sujets polémiques où le parti pris du média pourrait biaiser les propos. La plus grande prudence s’impose alors avant d’accepter de témoigner.

Demander les questions à l’avance

Mais quand vous pouvez faire confiance au sérieux et à la neutralité du média, il est intéressant de prendre le micro pour faire passer votre message. Les journalistes généralistes sont davantage mal informés que mal intentionnés, nous a confié une consœur. Il est difficile, en effet, d’être calé en agriculture quand vous suivez par ailleurs plusieurs autres sujets, avec peu de temps pour les traiter…

Si un journaliste vous contacte, faites-vous préciser le contexte : quel est le média ? Qui sont les lecteurs ou auditeurs ? Comment le sujet va-t-il être traité ? Comment s’inscrira votre témoignage dans l’enquête ? Serez-vous cité nommément ? Demandez les questions à l’avance. Allez-vous parler en votre nom ou au nom des agriculteurs, et dans ce cas, êtes-vous le meilleur interlocuteur ? Vérifier s’il est d’accord pour vous faire relire vos citations.

Une fois au clair sur les conditions, prenez le temps de vous préparer et réfléchissez aux idées clés que vous voulez transmettre. « Vous n’avez pas à répondre du tac au tac, avertit Pascale Ract, formatrice à l’Ifocap (1). Il n’y a jamais une telle urgence que le journaliste ne peut pas patienter cinq minutes. »

Et si votre message est tronqué ou déformé ? Vous avez un droit de réponse à adresser au média dans les trois mois. Mais parfois le mal est fait. Sur des sujets pointus, il faudra donc veiller à être le plus clair et précis possible lors de l’interview.

Sophie Bergot

(1) Institut de formation des cadres paysans.